y AV. : étonner. — Premihe
686 AVENT DU LOl'VRE.
tût J . Mais conmie cette voix ^ du grand Précurseur résonnera ^ en vain au dehors, si le Saint-Esprit ne parle au-dedans, prions la divine Vier<^e qu'elle nous obtienne la grâce d'être émus de la parole de Jean-Baptiste, conane Jean-lJaptiste lui-même fut ému dans les entrailles de sa mère par la parole de cette Vierge, lorsqu'elle alla visiter sainte Elisabeth et lui communiqua dans cette visite ^ une partie de la grâce qu'elle avait reçue avec plénitude par les paroles de l'Ange, que nous allons réciter : Ave.
[P. 1] Faisons paraître à la cour le prédicateur du désert ; produisons aujourd'hui un saint Jean-Baptiste avec toute son austérité. I^a cour n'est pas inconnue à cet illustre solitaire ; et s'il n'a pas dédaigné de prêcher autrefois dans la cour d'IIérode, il prêchera bien plus volontiers dans une cour chrétienne et religieuse, et ^ (|ui a besoin toutefois et de ses exhortations et de son autorité pour être touchée. Paraissez donc, divin Précurseur ; parlez avec cette vigueur plus que prophétique, et faites trembler les pécheurs superbes sous cette terrible cognée déjà puissamment appliquée ", non aux branches et aux rameaux '', mais au tronc et à la racine de l'arbre, c'est-à-dire à la source même de la vie : Jam enim sectiris [ad radicem nrhorum posita Ci>t].
Pour entendre exactement ^ les paroles de ce grand prophète, remarquons, s'il vous plaît, Messieurs, qu'il ne nous représente pas seulement ni une main armée contre nous, ni un bras levé pour nous frapper : le coup*^ a déjà porté, puisque ^ fP- -1 ^^ cognée est à la racine. Mais encore que le tranchant soit déjà entré bien avant, saint Jean toutefois nous menace encore d'un second
1. Var. : Mais, mes Frères, cette ô. Var. : Cognée qui porte déjà voix... Prions donc... son coup appuyée. En 1668, correc-