Var. : retentira. — Lâchât pré- tion marginale au crayon
fère ceci au t xte. Souvent, pour 6. Mot souligné, probablement
faire autrement que Deforis, il se comme ressemblant un peu trop h
trompe, quand celui-ci avait bien hra»c-^?.'>-, qui j)récède. Non remplacé
compris. Nous en avertissons une toutefois.
fois pour toutes dans ce sermon. 7. Var. : profondément.
.3. \''ar. : et lui porta par cette 8. Edit. : le coup, comme vous
TÏsite... voyez. — Ces trois mots soulignés.
4. Conjonction omise dans les 9. Var. : puisqu'il dit que... —
éditions précédentes. C'est le texte dans les éditions.
coup qui suivra bientôt, pour abattre tout à fait l'arbre infructueux ; après quoi il ne restera qu'à le jeter dans les flammes : Omnis ergo uibor [non facicns fiuctum borium, excidctur et in igncm mittetur. ^]
En effet, il est certain ^ qu'avant que la justice de Dieu lance sur nos têtes coupables le dernier trait de sa vengeance'^, nous sommes déjà frappés par le péché même. Une blessure profonde a suivi ce coup, par laquelle notre cœur a été percé ; tellement que nous avons à craindre deux coups infiniment dangereux: le premier, de notre main propre par notre crime ; le second, de la main de Dieu par sa vengeance. Et ces deux coups suivent nécessairement de la nature même du péché.
Et afin que cette vérité soit expliquée par les principes, je suis obligé, ^Messieurs, de bien poser avant toutes choses une doctrine que j'ai tirée de saint Augustin, laquelle s'éclaircira davantage par la suite de ce discours : c'est qu'on ^ peut considérer le péché en deux différentes manières, et avec deux rapports divers : premièrement, par rapport à la volonté [p. 3] humaine : secondement, par rapport à la volonté divine. Il est la malheureuse production de la volonté humaine, et il se commet avec insolence contre les ordres sacrés et inviolables de la volonté divine "" : il sort donc de l'une, et résiste à l'autre. Enfin, ce n'est autre chose, pour le fléfinir*^, qu'un mouvement de la volonté humaine contre les règles invariables de la volonté divine.
Ces deux rapports différents produisent deux mauvais effets. Le péché est conçu dans notre sein par notre volonté dépravée ; il ne faut donc pas s'étonner s'il y corrompt ^ le principe de la vie et de la grâce : voilà la première plaie. Mais, comme il se forme en nous en s'élevant contre Dieu et contre ses saintes lois, il arme