Ms. : légère. * .Seigneur, donnez-moi de la force
7. Nouvelle addition à la suite de aidez le travail de mon creur. qui la premiùre. veut; enfanter de vrais péuitunls.
[P. i] 'J'el que serait ^ un ennen)i inij)lacable, qui, nous a3ant dé{)Ouilléfs] de tout notre bien, nous attire (le plus sur les bras un adversaire puissant, auquel nous i^e pouvons résister ; tel et encore plus malfaisant est le j)éclié à l'égard de l'homme. Par le péché. Chrétiens, connne je l'ai déjà dit, nous perdons le bon usage de la raison, l'emploi légitnne de la liberté, la pureté de la conscience, c'est-à-dire tout le bien et tout l'ornement de la créature raisoimable. Mais, pour mettre le comble à nos maux, par le péché Dieu devient notre ennemi, parce que nous devenons volontairement ennemis de J)ieu, contraires à sa droiture, injurieux à sa sainteté, ingrats envers sa miséricorde", odieux à sa justice, et l)ar conséquent soumis à la loi de ses vengeances.
De là, nous pouvons comprendre de quelle sorte Dieu est disposé, si je puis parler de la sorte, envers les péclieurs impénitents ; et je vous dirai en un mot (car je ne veux point m'étendre à prouver des vérités manifestes) qu'autant qu'il est saint, autant qu'il est juste, autant leur est-il contraire ; de sorte qu'il a contre eux une aversion infinie.
[P. Il] C'est ici qu'il n'est pas croyable combien les pécheurs s'abusent dans l'opinion qu'ils conçoivent de la justice divine. Pendant qu'ils s'endorment, dit l'Écriture, ils s'imaginent ^ que Dieu dort aussi ; ils pensent qu'il ne songe non plus à les châtier qu'ils songent à se convertir, et ils disent « dans leur cœur : Dieu m'a oublié, et ne prend pas garde à mes crimes : Dixit cuiin in corde suo : Oblitiis est 7)cu.s * ». Et au contraire ils doivent savoir (lue la justice divine, qui semble dormir et oublier les pécheurs, leur répugnant pour