‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 522 sur 552 · Cette seconde partie du di?- dan? le volume suivant · texte numérisé non relu

Cette seconde partie du di?- dan? le volume suivant

C'jui's a été complètement refondue 2. Var. : à sa uiuniticeiice.

pour l'Avent de l()(i8. Comme on 3. Première rédaction (abrérée

p ut ici distinguer deux rédactions. des 16(55) : Ils s'endoimcnt. dit

ayant chacune leur pagnatioù l'Écriture, au milieu [de^] i rospé-

propre, nous donnons maintenant rites ; et. iiarnii les délais (lue Dieu

celle de IGtiô, sans les additions, leur accorde, ils s"inia<;iuent ..

suppressions ou corrcetions de 4. Ps. x, 11 (Hebr.). I(j68 ; elle^ viendront à leur date,

ainsi dire de toute elle-même, est toujours en armes contre eux, et toujours prête à donner le coup par lequel ils périront sans ressource ^. « Et il ne faut pas «[u'iis se flattent de la bonté infinie de Dieu, de laquelle ils ne cormaissent pas la j)ropriété : qu'ils entendent plutôt " aujourd'hui que Dieu est bon d'une autre manière qu'ils ne l'imaginent. Il est bon, dit l'ertullien, parce qu'il e^t ennemi du mal ; et il est infiniment bon, parce qu'il en est infiniment ennemi : Non plenc hmius, nisi mali a'miilus (A th. Morcion., lib. I, n. 26). Il ne faut donc pas concevoir en Dieu une bonté insensible et déraisonnable, une bonté faible et qui souffre tout, mais une bonté vigoureuse, « qui exerce l'amour qu'elle a j)0ur le bien i)ar la haine Cju'elle a pour le mal : Uti boni (nnorcni odio niali cierceat, « et se montre^ efficacement bonté véritable, en combattant la malice du l)éché qui lui est contraire, et boni iiitclum ocJio 7nali impleat. » (Ibid.) ^.

[P. m] Far conséquent. Chrétiens, Dieu est toujours en acte et en exercice d'une juste aversion contre les pécheurs. Ses foudres sont toujours pr^ts, et sa colère toujours enflammée. C'est pourquoi l'Écriture nous le représente comme tout prêt à frapi)er : « Toutes ses flèches sont aiguisées, dit le saint prophète, et tous ses arcs bandés et prêts à tirer : Sagitta: cjus aciitœ, et onines areus ejus extenti". » Il vise, et il désigne l'enflroit où il veut frapper. Ainsi sa main vengeresse est bien retenue quelquefois, mais non jamais désarmée*; et vous le voyez dans notre évangile. Non seulement elle tient toujours, mais elle app!i(jue toujours à la racine de l'arbre le tranchant de cette horrible connée ' : et il n'y a rien entre-deux. C'est pourquoi il n'est pas possible que l'arbre subsiste longtemps. « Il sera coupé, dit saint Jean-Baptiste, excidetnr ; ou ])lutôt, comme lious lisons dans l'original, cxc'idïtnr, dans le

1. Note marginale (de date incer- marquées d'un trait en marge. i)our taine) : Viryam viffilantcm ego video être omises en 16C8.

(.reiem., I, 11). " .5. Is., v, 2S.

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