‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 524 sur 552 · Var. : il reçoit. reiice · texte numérisé non relu

Var. : il reçoit. reiice

2. Dans tout ce développement, tJ.Yar.: d'allerni'hcver ses affaire?. Bossuet hésite entre le singulier et 7. Luc, rx, ôi). (Jl.

le pluriel, S. Nouveau ti'ait en marge. Rien a. Var. : le supplice. d'effacé pourtant, même en HÎCiS. 4. Var. : méprise/,. !l. Var. : mai.s encore toute la ."). Un trait en marge, jusqu'à : nature... ((Tout retardement l'importune, i) 10, iMattli,, Ui, 2, — Ms, : .•(;!;)|■l)indi(pIe l'intention d'abnJger ; mais pinqvnl... c'est poiu' 1G68, selon toute appa-

Il approche en effet ', Messieurs, puisque le Fils de Dieu paraît (a l)ientût. Le icgne de la bonté approche avec lui, parce qu'il nou^s apporte en naissant la source des grâces; mais le règne de la justice^ s'approche et avance d'un même pas, parce qu'elle suit toujours la bonté de près, pour en venger les injures, La grande bonté rejetée attire les grandes rigueurs; les bienfaits nlépri^é^ pressent la vengeance et lui préparent la voie ; et saint Jean ne nous a pas tu ce conseil de Dieu. Quand il voit paraître Jésus-Christ au monde, c'est alors qu'il commence à dire que la cognée est à la racine ^. Tout presse Dieu à se venger des ingrats : sa bonté le presse, ses bienfaits le presse[nt] ; le dirai-je? son attente même le presse, car il n'y a rien qui fasse tant hâter la vengeance qu'une longue attente frustrée.

[P. viii] Ainsi ^ je vous conjure, mes Frères, ne vous fiez pas au temps, qui vous trompe : c'est un dangereux imposteur, qui vous dérobe si su})tilement que vous ne vous apercevrez pas de son larcin. Ce qu'il "" semble vous donner, il vous l'Ôte ; il retranche de vos jours en y ajoutant, etc. {Voy. premier dimanche de Carême*, Carmélites.) Toute cette fuite et cette course insensible'^ du temps n'est qu'une subtile imposture pour vous mener insensiblement au dernier jour. La jeunesse y arrive précipitamment, et nous le voyons tous les jours *. Partant, n'attendez pas de Dieu tout ce que vous prétendez. Ne regardez pas les jours qu'il vous peut donner, mais ceux qu'il vous peut ôter ; ni seulement qu'il peut pardonner, mais encore qu'il peut punir. Ne fondez pas

1. Ce panigniphe tout entier a li. Conespoud aux jiagcs rll l-iil,') été barré en KitîS. dut. TI[.

2. Note marginale : " La bonté et 7. t'es quatre mots sont une surla justice marchent toujours d'un charge interliuéaire.

nijnie )>a.s. Elle piend la place. •>) 8. La rédaction s'interrompait

{Réniimé.) d'abord sin- cette allusion peu dé-

3. ilatth.. III, 10 : Luc, m, 9. guisée au deuil dont tous lesesprits

4. Bariépar un trait en marge. étaient encore prcoccupés à la cour. Mais ce trait est ensuite annulé par h, mort de Gaston de Foix. fpii lo mut : Linez. avait empêché la prédication du

n. Edit. : Ce que /c ^('»ip.«. — Cor- dimanche précédent. La tin (ie

rection inutile. — En face de ce l'alinéa est une ad<lition. dont la

passage, cette note murc/inali; de date n'est pas manife>*^e. .\u der-

dat- incertaine : « Xe i-egardez pa.s nier moment, hi péioraisou a été

toujours le temps à venir, cuir-idé- esquissée. d'une cncie j'ius noiie. au

rcz votrj étal préscut. » bas de la page.

votre espérance ^ et n'appuyez pas votre jugement sur une cliose qui vous est cachée.

[P. ix] Je n'ignore pas', Chrétiens, que Dieu, qui ne veut pas la mort du pécheur, inais qu'il se convertisse et qu'il vive^', prolonge souvent le temps de la pénitence. Mais il faut juger de ce temps comme des occasions à la cour. Chacun attenrl les moments heureux, les occasions favorables pour terminer ses affaires. Mais, si vous attendez sans vous remuer, si vous ne save;^ profiter du temps, il passe vainement pour vous, et ne vous apporte en passant que des années qui vous incommodent ^. Ainsi, dans cette grande affaire de la pénitence, celui-là peut beaucoup espérer du temps, qui sait s'en servir et le ménager. Mais celui qui attend toujours et ne commence jamais voit couler inutilement et se perdre entre ses mains tous ces moments précieux dans lesquels il avait mis son espérance. Que lui apporte^ le temps, qu'une atteinte plus forte "^ à sa vie, un plus grand poids à ses crimes, une plus forte attache à ses habitudes ?

C'est pour cela ^ que saint Jean-Baptiste ne nous donne aucune relâche : « La cognée, dit-il, est à la racine; tout arbre qui ne porte pas de bons [p. x] fruits sera coupé et jeté au feu : faites donc, faites promptement des fruits dignes ® de pénitence : Facite crgo fructus dignos [pxnitentix} '. » Il faut tâcher, Chrétiens, que nous tirions^" aujourd'hui quelque utilité fie ces salutaires paroles, et que nous n'ayons pas écouté en vain un si grand prédicateur que saint Jean-Baptiste.

L Première rédaction (inache- G. Edit. : plus grande. — Yar. :

vée) : votre espérance sur une sinon une plus grande atteinte,

chose sur laquelle... 7. Barré par un trait en marge,

'2. Addition, marquée d'abord probablement en 1008.

p. 4, puis p. 0, en 1665, et p. 16, en 8. Bossuet traduit toujours ainsi,

1668. La correspondance pour le pour suivre de plus près la construc-

])remier de ces chiffres n'existe tion du texte sacré. Lâchât a donc

)ilns : les deux autres font suite h, raison de ne pas imiter Deforis, (pii

ce qu"on vient de lire. corrige : « de dignes fruits, i)

."?. Ezech., xxxni. 11. il. Luc, m, 8.

4. Var. : si nous attendons..., si 10. Var. : de tirer. — Effacé en

noiis ne savons....... pour nous, et 1668. De même l'alinéa suivant. 11

ne nous apporte... qui nous incom- aurait formé redite. La partie non-

modent. velle de l'esquisse contiendra une

.'i. Addition marginale, de date paraphrase de ceite parabole. [lY"

incertaine. dimanche de l'Avent, ]G68j.

702 AVEM DU LOLVHK.

Le figuier iiilriiciieux '. Nous avez eu l;i pluie, vous avez eu le soleil, vous avez eu la lullui-e: \^)U^ u'unc/ plus ù atlendrc (pie la eouiiée cl le feu.

Il faut (|ueli|ui' clio^e de iiouNcau pour \(»u> éniovivoir. \ Ous axez Iranehi hardimcnl les plus puissantes eonsidérations. Celle ])reinière lriidri>se d'une conscience innocente, lia ! que vous l'avi-z endurcie ! La pénitence, la conununion, vous avez appris" à les ))rot'aner : cela ne \()us louche plus. Les lerrildes 'pmenienls (le Dieu, (|ui avaient autrei'ois tant de l'oicc pour ('mouvoir, \ou> avez dissijjé comme une vaine l'rayeur l'ap- ])rélieiision (|ue vous aviez de ce tonnerre, et vous vous êtes accoutumés à dormir tran(}uillement j\ ce bruit^^, (^)uelle laison ' |)lus pressante aurez-vous alors? un autre Jésu.s-Clirisl ? un autre l<Aani>ile f une autre loi ? un autre paradis ? mi autre enfer ? rour(|uoi donc ne cédez-vous pas, ou j)our(|uoi voulez-vous vous imaginer (|ue vous céderez plus facilement en im autre temps ? I)*où viendra cette nouvelle foice à la vérité, ou celle nouvelle docilité à xotre cœur ?

Nous voilà réduits aux miracles. Expérience des pécheurs : Jn peccato vcslro nioricminl ''.

Attention aux choses dites ; point tant songer au jiré- (licateur. Les choses (jue nous disons sont-elles si peu solides, ({u'elles ne méritent de réflexion (]ue jiar la manière de les dire ? Tant d'heures de grand loisir! pour(]uoi seront-elles toutes des heures jierdues ? Pour- (|uoi Jésus-Christ n'en aura-t-il pas (|uel(iues-unes plutôt (|u'un amusement imitile ? Ainsi puisse Jésus-Christ naissant vous combler île grâce|s| ! Puissiez-vous rect'- \(/ir en lui un sauveur, et non un juge! puissiez-vous appi'cndre à sa crèche à mé])riser h's biens i)érissables, ci ac(|uérir les inestimables richessis que sa glorieuse pauvreté nous a méritées!

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