Var. : que les choses peuvent
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[p. c] leurs oiitrailles des feux innuortels \ qui vomissent des tourbillons d'une flaimne obscure et ténébreuse, et que Tertullien appelle élégamment, pour cette raison, « les cheminées de l'enfer : Ignis inferni fumariola ". » Voulez-vous voir aujourd'hui une vive peinture de l'enfer, et un tableau aniiné d'une âme condamnée, voyez un homme qui souffre, et qui ne songe point à se convertir.
En effet, le caractère propre de l'enfer, ce n'est pas seulement la peine, mais la peine sans la pénitence : car je remarque deux sortes de feux dans les Écritures divines. Il y a un feu qui purge, et un feu qui consume et qui dévore : Uniuscujusque opus... ignis prohabit ^. Cum igné dévorante'^. Ce dernier est appelé dans l'Évangile, « un feu qui ne s'éteint pas : Ignis eorum von extingititur ^ » ; pour le distinguer de ce feu qui s'allume pour nous épurer, et qui ne manque [p. d] jamais de s'éteindre quand il a fait cet office. I.a peine accompagnée de la pénitence, c'est vm feu qui nous purifie ; la peine sans la pénitence, c'est un feu qui nous dévore et qui nous con,sume, et tel est proprement le feu de l'enfer. C'est pourquoi nous concluons, selon ces principes, que les flammes du purgatoire purifient les âmes ; parce qu'où la peine ^' est jointe à la pénitence, les flammes sont purgatives ou purifiantes, et au contraire que le feu d'enfer ne fait que dévorer les âmes, parce qu'au lieu de la componction de la pénitence, il ne produit que de la fureur et du désespoir.
Par conséquent, Chrétiens, concluons qu'il n'y a rien sur la terre qui doive nous donner plus d'horreur que des hommes frappés de la main de Dieu et impénitents tout ensemble. Non, il n'y a rien de plus horrible, puisqii'ils portent déjà sur eux le caractère essentiel de la damnation.
[P. e] Tels sont ceux dont David parlait comme d'un prodige, que Dieu avait « dissipés, et qui n'étaient