‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 53 sur 552 · F5. Ang., de Anima H cjiis orif/.^ peul · texte numérisé non relu

F5. Ang., de Anima H cjiis orif/.^ peul

lib. I. ii.li. .".Luc, XXiir, 4.'>. Les <''dition«

2. Var. : il re.ste seuL.. à faire font suivre le texte de sa traducl'ofl&ce de ceux qui devaient être les tioii : Je rovf d'm en vérité qve vovi chefs... — Bo.=!snet, toujours soi- ferez aujourd'hui avec moi dans le gneux de l'exactitude, se souvient paradis.

de saint Jean, et corrige ; « presque

Troisième Point.

[P. a] Il est assuré, Chrétiens, et peut-être vous vous souviendrez que je l'ai déjà prêché dans cette chaire \ que la prospérité des impies et cette paix qui les enfle et qui les enivre jusqu'à leur faire oublier la mort, est un commencement de vengeance, par laquelle Dieu, les livrant à leurs passions brutales et désordonnées, leur laisse amasser tin trésor de haine, comme parle le saint Apôtre", en ce jour d'indignation et de fureur implacable. Mais si nous voyons dans les saintes Lettres que Dieu sait, quand il lui plaît, punir les impies par xme félicité apparente, cette même Ëcriture, qui ne ment jamais, nous enseigne qu'il ne les punit pas toujours en cette manière, et qu'il leur fait sentir quelquefois la pesanteur de son bras par des événements sanglants et tragiques. Cet endurci Pharaon, cette prostituée Jézabel, ce maudit meurtrier Achab |p. h] et, sans sortir fie notre sujet, ce larron impénitent et blasphémateur rendent témoignage à ce que je dis, et nous font bien voir, Chrétiens, que la croix, qui nous est, si nous le voulons, un gage assuré de miséricorde, peut être tournée par notre malice en un instrument de vengeance ; tant il est vrai, dit saint Augustin ^, qn^il faut considérer non ce que Von souffre, mais dans quel esprit on le souffre ; et que les afflictions que Dieu nous envoie peuvent aisément '* changer de nature, selon l'esprit dont on les reçoit.

Les hommes endurcis et impénitents, ciui souffrent sans se convertir, commencent leur enfer dès cette vie, et ils sont une vive image des horreurs de la damnation. Chrétiens, si vous voulez voir [quelque] affreuse représentation " de ces gouffres où gémissent les esprits dévoyés, n'allez pas rappeler*^ les images ni des fournaises ardentes, ni de ces monts ensoufrés qui nourrissent dans

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