Matth., X, 42. que nous estimons, c'est ce qua
3. Var. : pour être plus remarqua- Jésus-Christ prodigue. Il souffre blés. qu'on lui arrache avec violence tout
4. Var. : Il a voulu. — Phrase ce qui peut rendre la vie supporrenvoyée par les anciens éditeurs à table, et après, par un dernier coup, la fin du paragraphe suivant. M. il veut être dépouillé même de la Lâchât ne la donne qu'en note. vie, afin que nous connaissions plus
6. Var. : les empêchements au distinctement et par des observabien véritable. tions plus particulières jusques où
6. La page 4 est en entier effacée. s'étend son mépris. Enfin son état
Les idées qu'elle contenait seront dans sa Passion, c'est un état de
repriBCs plus loin, sauf le début, que dépouill«m«nt total et univers*!... n Toici : « Et la vie, et l'honn^ar, et
Sermons de Bossuet. — IT, C
82 CARÊME DES C ARMKI.ITF.S.
sa personne' toute la fureur des enf'er.s, et il retire de det:sus lui toute la protection du ciel".
I.e souvenir de ses bienfaits et de ses miracles ' devait apparemment, Chrétiens, sinon calmer tout à fait, du fp. 6j moins tempérer un peu l'excès de leur haine ; mais C'est la haine au contraire qui efface la mémoire de tous les bienfaits, et je ne m'en étonne pas. L'un des plus grands supplices du Fils de Dieu devait être l'ingratitude des siens : c'est pourquoi les douleurs de sa Passion commence [nt] par la trahison d'un de ses apôtres*. Après ce premier effort de la perfidie, tous ses miracles et tous ses bienfaits vont être couverts d'un épais nuage : toute la mémoire en est abolie ; l'air ne retentira que de ces cris furieux : C'est un scélérat ^, c'est un imposteur; il a dit qu'il détruirait le temple de Dieu. Et là-dessus, la venireance aveugle se précipite aux derniers excès ; [p. 7] elle ne peut être assouvie '' par aucun supplice. Méchants, dit saint Augustin', quand ils lui rendlr^aient^ le mal pour le mal, ils ne seraient pas innocents; s'ils ne lui rendent pas le bien pour le bien, Us seront ingrats; mais pour le bien ils rendent le mal, pour de tels bienfaits de si grands outrages : il n'y a plus de nom parmi les hommes qui puisse exprimer leur fureur.
IMais, afin que nous entendions combien Jésus-Christ méprise tout ce que peut lui arracher la haine des hommes et tout ce qu'elle peut lui faire souffrir ^, en même temps que ses ennemis sont en la disposition de tout entreprendre, il se réduit ^^ volontairement à la nécessité de tout endurer. Chrétiens, réveillez vos attentions ; c'est ici que le mystère commence.
Pour en concevoir une forte idée, je vous prie de considérer que l'iieure dernière étant venue, en la-