‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 74 sur 552 · Édit. : à pure perte : aussi, dit •>■ I Petr., I · texte numérisé non relu

Édit. : à pure perte : aussi, dit •>■ I Petr., I

l'Apôtre, vouî n'êtes plus à vous; car 6. 11 man(iue ici une idée : (( Lors-

vous avez été achetés d' un grand prix . que nous nuus retirons de lui, nous

;i I Cor., \i, 19, 20. lui faisons Li même injui'e ijuc... »

Sôi-Luuu: de Bobbuet. — IV. i"

vitude; consacrons au Sauveur toute notre vie, puisfin *il Ta si bien achetée, et ne rompons })as un marché qui nous est si avantageux. Car, comme il ne nous achète que comme sauveur, il ne nous achète que pour nous sauver ; et il va combattre à toute outrance, si je puis parler de la sorte, contre la justice de son Père, pour nous gagner le ciel qu'elle nous ferme.

Troisième Point.

[P. u\ Il n'y a rien qui attache les attentions comme le spectacle d'un grand combat qui décide les intérêts de deux j)uissances opposées ; les voisins intéressés le considèrent avec tremblement, et les plus indifférents sont émus dans l'attente d'un événement si remarquable.

J'ai à vous proposer ici un combat où se décide la cause de notre salut, dans lequel un Dieu combat contre un Dieu, le Fils contre son Père ^ et, en quelque sorte, contre lui-même. Mais, comme on ne combat contre Dieu qu'en lui cédant, le Dieu-Honnne, qui est le tenant contre la justice divine, j)endant qu'elle marche contre lui personnellement armée de toutes ses vengeances, paraît aimé de sa })art d'une obéissance profonde. Toutefois, ]jar cette obéissance toute-puissante, la justice divine est vaincue, les portes du ciel sont forcées, et l'entrée en est ouverte aux enfants d'Adam, (|ui eu étaient exclus ])ar leurs crimes : Per propr'iuin saiiguinein întroivït setiid iii ^aiicta, wienia rtdemptiune [inventa^ ".

[P. b] C'est ici la principale i)artie de la Passion du Sauveur, et c'est, pour ainsi dire, l'âme du mystère; mais c'est un secret incompréhensible. Un Dieu qui se venge sur un Dieu, un Dieu qui satisfait à un Dieu, qui jiourrait approfondir un si grand abîme? Les bienheureux le voient, et ils en sont étonnés ^ ; mais qu'en peuvent penser les mortels? Disons néanmoins, Messieurs, selon notre médiocrité, ce qu'il a plu à Dieu que nous en sussions par son Écriture divine ; et ajiprenons premièrement du divin Apôtre quelles armes tient en main

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