‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 77 sur 552 · s., i.irr, 10. dernier coup. Isaïe · texte numérisé non relu

s., i.irr, 10. dernier coup. Isaïe

4. Rédaction très confuse au ma- 5. Var. : dont la vertu pénétrante nuscrit. Bossuet plaçait d'abord les Va .

propositions dans l'ordre inverse, t!, Hebr.. iv, 12.

uvec les variantes suivantes : « Do-

104 CARKMF. DES CARMRI ! I KS.

SOUS les coups redoubl<>s et niultii liés de la vengeance divine. Quoi qu'il en soit, et de quelque sorte que se soit accompli un si grand mystère en la personne de Jésus-Christ, toujours est-il assuré qu'il n'}^ avait que le seul effort d'une détresse ^ incompréhensible qui pût arracher du fond de son caur cette plainte [p. m] étrange qu'il fait à son Père : Ut quid dereîiqnisti me " ?

Le croirions-nous. Chrétiens, si l'Écriture divine ne nous l'apprenait, que, pendant cette guerre ouverte qu'un Dieu vengeur faisait à son Fils, le mystère de notre paix se négociait, on avançait pas à pas la conclusion d'un si grand traité ; et Dieu était en Christ, se réconciliayït le mondc^} Comme on voit quelquefois, dans im grand orage : le ciel seml)le s'éclater et fondre tout entier sur la terre; mais, en même temps qu'il se décharge *, il s'éclaircit peu à peu, jusqu'à ce qu'il reprend enfin sa première sérénité, calmé ot apaisé, si je puis parler de la sorte, par sa propre indignation ; ainsi la justice divine, éclatant sur le Fils de Dieu de toute sa force, se passe peu à peu [p. N] en se déchargeant; la nue crève et se dissipe ; Dieu commence à ouvrir aux enfants d'Adam cette face bénigne et riante^, et, par un retour admirable ^, qui comprend tout le mystère de notre salut, pendant qu'il frappe sans miséricorde son Fils innoceïit pour l'amour des hommes coupables, il pardonne sans réserve aux hommes coupable [s] pour l'amour de son Fils innocent.

Mais c'est que ^ sa rigoureuse justice fut si fortement combattue par le Fils de Dieu, qu'il fallut enfin qu'elle se rendît, et qu'elle laissât emporter le ciel à une si grande violence. O ciel, enfin tu nous es ouvert : nous [ne] sommes plus des bannis, chassés honteusement de notre patrie ^. C'est ici qu'il faut lire notre instruction,

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