Thren.. il. ]:î. 8. Ps. xxxi.v. \H
4. Var. : en particulier. 0. Var. : jjar dessus les cheveux. ô. Ms. : elles. 1(1. Var. : rceretter.
106 CARÊMK IJES CAK.MÉI.IIFS.
tacle de la haine qu'il a pour eux et de la rigueur qu'ils Attirent, afin que, les voyant si horribles en la personne iu Fils de Dieu S où ils ne sont que par transport, nous pussions comprendre par là quels ils doivent être en nos cœurs, dans lesquels ils ont pris naissance. Çà donc ! ô péché régnant ! ô iniquité dominante ! que je te recherche aujourd'hui dans le fond de ma conscience. Est-ce un attachement vicieux? est- [ce] un désir de vengeance ? une inimitié invétérée r O vengeance ! ose[s]-tu paraître, quand Jésus outragé à l'extrémité demande pardon pour ses ennemis? Vous le savez, je ne le sais pas; mais je sais [que], tant que vous la [p. q] laisserez régner dans vos cœurs, le ciel, toujours d'airain sin* vos têtes, vous sera fermé sans miséricorde ; et au contraire, que la justice divine, toujours inflexible et inexorable, ouvrira sous vos pas toutes les portes de l'abîme. Renversez donc aujourd'hui ce rèQ,ne injuste et tyrannique ; donnez cette victoire à Jésus-Christ. Qu'il brise inie liaison mal assortie, qu'il renoue une rupture mal faite, que sa croix emporte sur vous cet attachement ou cette aversion criminelle ; délivrez-vous de sa tyrannie par l'effort d'une contrition sans mesure. I.e Fils de Dieu conunence à gémir ; suivez et sanctifiez votre repentir par la société de ses douleurs. Mais, pour surmonter tout ù fait la justice de Dieu son Père, il s'arme encore de l'obéissance : sur quoi je vous dirai seulement ce mot, car il est temps de conclure, que ce qu'il y a de plus important pour contenter la justice, c'est l'acceptation volontaire de tous les supplices. C'est la pratique de l'obéissance [p. /] d'adorer la justice de Dieu, non seulement en elle-même, mais dans son propre supplice. Deus, Deus meus, quare me dereliquisti? [C'est] la plainte du délaissement ; mais il confesse en même temps qu'il est équitable : Longe a salute mea verha deJictotiim menrum" : Mes j)échés l'ont bien mérité, [les péchés des hommes] qui sont devenus les miens par transport. C'est pourquoi, dès le commencement de sa Passion, il ne parle plus de son innocence ; il ne songe qu'à porter les coups. Ainsi,