Hebr., vi, 4. H. Yar. r le premier principe
4. Yar. : avec l'habitude, — avec 7. Yar. : combattions, la foi. 8. Var. : les traits,
5. Les manuscrits ayant été reliés, 9. Yar. : en lui-niième. à la Bibliothèque Nationale, en 10. Ms. : tons seuls, suivant l'ordre des anciennes édi-
vérité primitive et originale^ demeure toujours ce qu'elle est, toujours entière et inviolable ^ ; mais il n'en est pas dé la sorte de la vérité qui est inhérente en nous ^ laquelle étant à notre portée et pour ainsi dire sous nos mains, nous pouvons aussi pour notre malheur la corrompre et l'obscurcir, et même l'éteindre tout à fait. Alors qui pourrait penser dans quelles ténèbres et dans quelle horreur nous vivons ! Non, le soleil éteint tout [p. 14] à coup ne jetterait pas la nature étonnée dans un état plus horrible qu'est celui d'une âme malheureuse QÙ la vérité est éteinte. Mais, mes Frères, il nous faut entendre par quels degrés nous tombons dans cet abîme, et quel est le progrès d'un si grand mal.
[P. 15] La première* atteinte que nous donnons à la vérité résidant "" en nous, c'est que nous ne rentrons jDoint en nous-mêmes pour faire réflexion ^ sur la connaissance qu'elle nous inspire ' ; d'où s'ensuit ce malheur extrême, qu'elle n'éclaire non plus notre esprit que si nous l'ignorions tout à fait^. Nous plaignons, et avec raison, tant de peuples infidèles qui ne connaissent pas la vérité ; mais je ne crains point de vous soutenir que nous n'en sommes pas plus [avancés] pour en avoir la connaissance : car il est très indubitable ^ que notre âme n'est illuminée que par la réflexion ; nous [!'] éprouvons tous les jours. Ce n'est pas assez de savoir les choses et de les avoir cachées dans la mémoire ; si elles ne sont présentes à l'esprit, la connaissance lui en
LGandar supprime ces deux mot?. 7nu!< veritatem tua m (Dfin.. ix. 13).
parce que Bossuet a dit plus haut — Nescierujit neqne intellexerunt ;
dans une surcharge : (( Qui en est obliti enhn s>int, ne videant oculi
l'or/ç'inaZ. )) Le grand orateur n'était eorum et ve intdliffant corde suo :
pas puriste à ce point. Jamais il n'a non recogdnnt in mente sua, neque
craint de répéter les mots qui lui coffnoscunt, neqne sentinnt (Jf^.^'s.hiv,
paraissaient essentiels. 18, 19). — Un troisième: Besola-