‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 135 sur 532 · nstit. ,l\h. I, titul. l. (Le texte fois · texte numérisé non relu

nstit. ,l\h. I, titul. l. (Le texte fois

est en marge.) 4. Var. : ferme et vigoureux, et

3. En marge, résumé, au crayon, une résolution arrêtée de ne s'écarsous forme de titre: (( Égalité. » — ter — se détourner — jamais des Puis le chiffre 8, qui signifie que maximes. — Primitivement : des ma- Bossuet a relu ce discours, quand il ximes justement, posées. — Ces dercomposait le livre VIII de sa Poli- niers mots soulignés (effacés). tique. De même celui du quatrième ô. Var. : véritable.

gistrat n'exagère la rigueur des ordonnances que contre ceux qui lui déplaisent ; si un bon droit ^ lui paraît toujours embrouillé jusqu'à ce que le riche parle ; si le pauvre, quelque effort qu'il fasse, ne peut jamais se faire entendre ", et se voit malheureusement distingué d'avec le puissant dans un intérêt qu'ils ont commun, c'est en vain que ce magistrat se vante quelquefois d'avoir bien jugé : l'inégalité de sa conduite fait que la justice n'avoue pas pour sien même ce qu'il fait selon les règles ; elle a honte de lui servir ^ de prétexte ; et jusqu'à ce qu'il devienne [p. 6] égal à tous, la justice qu'il refuse à l'un convainc d'une manifeste partialité celle qu'il se glorifie de rendre à l'autre.

Mais il y a encore une autre raison qui a obligé les jurisconsultes à faire entrer la fermeté dans la définition de la justice : c'est pour l'opposer davantage à son ennemi capital, qui est l'intérêt. I/'intérêt, comme vous savez, n'a point de maximes fixes; il suit les inclinations, il change avec les temps, il s'accommode aux affaires, tantôt ferme, tantôt relâché, et ainsi toujours variable. Au contraire, l'esprit de justice est un esprit de fermeté, parce que, pour devenir juste, il faut entrer dans l'esprit qui a fait les lois, c'est-à-dire dans un esprit immortel, qui, s'élevant au-dessus des temps et des, affections particulières, subsiste toujours égal malgré le cliangement des affaires.

Concluons donc, Chrétiens, que la justice doit être ferme et inébranlable ; mais, pour descendre au détail de ses obligations, disons que, le genre humain étant partagé en deux conditions différentes, je veux dire entre les personnes publiques et les personnes particulières, c'est le devoir commun des uns et des autres de garder inviol ablement la justice ; mais que ceux qui ont en main ou le tout ou quelque partie de l'autorité publique, ont cela de plus, qu'ils sont obligés d'être fermes non seulement à la garder, mais encore à la protéger et à la rendre.

1. Var. : si une affaire — bfwne 3. Anciennes édit. : de «é- lui servir affaire... (L'adjectif est effacé,) que... — Deux mots supprimés dans

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