‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 142 sur 532 · Epist.. lib. III. Ep. LXV, nd (>. Var. : quelque · texte numérisé non relu

Epist.. lib. III. Ep. LXV, nd (>. Var. : quelque

nous pouvons bien le publier devant un roi si iuste et si ferme, que c'est dans cette vigueur à maintenir la justice que réside la grandeur et la majesté.

J'ai remarqué deux éloges que l'Écriture donne au roi Salomon. [p. 16] Au commencement de son j-ègne, elle dit ces mots : Salomon s^issit dans le trône du Seigneur en la place de David, son père : (remarquons ici en passant, Messieurs, que le trône royal appartient à Dieu, et que les rois ne le remplissent qu'en son nom : c'est ^ une chose bien magnifique pour les rois, et qui nous oblige à les révérer avec une espèce de religion, mais par laquelle aussi Dieu les avertit d'exercer ^ saintement et divinement une autorité divine et sacrée ; mais revenons à Salomon). Il s^assit^, dit l'Écriture, dans le trône du Seigneur en la place de David ^ son père, et il plut à tous ^ : c'est la première peinture que nous fait le Saint-Esprit de ce grand prince. Mais après qu'il eut commencé de gouverner ses affaires et qu'on le vit appliqué à faire justice à tout le monde ^ avec grande connaissance, la même Écriture relève son style et parle de lui en ces termes ^ : Tout Israël entendit que le roi jugeait droit ement^ et ils craignirent le roi, voyant que la sagesse de Dieu était en lui\ Sa mine haute et relevée le faisait aimer ; sa justice le fait craindre de cette crainte de respect qui ne détruit pas l'amour, mais qui le rend plus retenu et plus circonspect. Les bons respiraient sous sa protection, et les méchants appréhendaient son bras et ses yeux, qu'ils voyaient si éclairés et si

Page 1