Luc, IX, 44. 4. Marc, xv, 28.— Cf. Is., Llll
2. Yar. : Seconde rédaction (eu 5. Var. : espérance. — Préféré par marge, à la sanguine.). La première, Lâchât à la correction (au crayon), •que les éditeurs maintiennent égale- *5- Epist. ad Dhgnet., n. 9.
ment dans le texte, y fait double 7. Addition marginale, renvoyée ■emploi, et doit être considérée corn- dans les notes par Lâchât. — Bosme une variante : « Ne regardez pas suet a écrit icuquelques années plus tant les maux que je guéris dans les tard : (( Ces paroles [ne sont] pas autres que ceu?: que j'endurerai moi- de saint Justin. » Elles lui sont cemême pour votre salut. » pendant encore attribuées dans le
3. Var. : des méchants. — A la tin Discours sur VEtstoire universelle, de la phrase, au hen de ce mot, il y H^ part., ch. xix. (Edit. Jacquinet, avait : (( pécheurs, » qui a été effacé. p. 309.) Elles sont de VEpître à Dioq- Peut-être l'auteur s'est-il souvenu nète. Cet opuscule d'un auteur inqu'on lit dans le passage correspon- connu a été attribué d'abord à saint ^2k\it CCl&^iQ : Et cum sceleratis... Justin.
déshonoré^ et les coupables en même \emps remis en honneur ; Vinnocent subit [p. 24] ce qu'il ne doit pas, et il acciuitte tous les pécheurs de ce qu^ils doivent^ Car qu'est-ce qui pouvait couvrir nos péchés, si ce ?i'était sa justice ? comment peut être juieux expiée la rébellion des serviteurs que par V obéissance du fils f L'iniquité de plusieurs est cachée dans un seul juste, et la justice d'un seul fait que plusieurs sont justifiés^ C'est ce que dit saint Justin ^, c'est ce qu'il a appris de l'Apôtre. Voilà, mes Frères, ce grand conseil de la sagesse de Dieu ; conseil profond, conseil inconnu aux plus hautes i3uissances du ciel, que le Père, dit saint Justin, n'avait communiqué qu'à son Fils et à l'Esprit éternel qui procède de l'un et de l'autre : conseil qui s'est découvert dans les derniers temps, et qui a fait,, dit l'Apôtre^, que la sagesse de Dieu a été manifestée par VÊglise aux [p. 25] célestes intelligences ; conseil dont la raison ne se doutait pas et qui ne pouvait monter dans le cœur de l'homme, mais que ceux-là ont appris^ qui savent renoncer à leur propre sens.
Apportons à Dieu un esprit dompté ; abaissons " nas entendements; portons"^ le joug de la foi, aimons ses saintes ténèbres, adorons Dieu humblement dans cette vénérable obscurité ; ne recherchons pas curieusement, mais adorons avec respect les choses divines. Celui-là "* est savant, qui ne sait pas seulement où il faut s'avancer, mais oii il faut s'arrêter: comme ^ dans un fleuve, celui-là le connaît, qui sait où est le gué et où les abime$ sont impénétrables ^. La foi est le chemin à l'intelligence '^ . Si nous présentons à Dieu un esprit vide de ses pensées i^ropres, Dieu ^ le ^ remplira de ses lumières.
] . A'^oyez la note précédente. 7. Note marginale : Crédite, et in-
'2. Ephes.. m, 9. 10. lelligeth. Fidel fructus intellectus.
3. Édit. : apaisons nos entende- Kéminiscenee un peu lointaine de nients. — Erreur de lecture. saint Augustin. Deforis la rectifie
4. Édit. : avec joie. — Supprimé. '^insi : Si non intellexisti^creJe; in-
5. Addition marginale, que Lâchât '''^lectuf ennnmercese.^t p<h> (Tract, renvoie dans les notes, et avec elle -'^-'^ï^. m Joan., n. (>). — Autre note la phrase suivante, qui était de la marginale : Quel sacrihce d arreter premièi-e rédaction. ^'-'^ esprit .•'
«î. S. Chrysost., Hom. viiT, in 8. Var. : il.
Kpist. H ad'Tim. !). Ms. : les.
DE LA QUINQUAGESIME.
Magna scientia est scienti conjiingi \ Ne permettons pas ~ à nos sens de mêler ici leurs images, ni à notre esprit ses vues, ni à notre jugement ses décisions. S'il s'élève des doutes, écoutons les paroles de Jésus-Christ : car, comme dit le saint martyr que je vous ai déjà tant cité ^, Dieii a répaiidu dans les paroles de son Fils je ne [p. 26] sais quoi de terrible et de vénérable, qui a la force d^abaisser les esprits et de captiver les entendements. Ne combattez pas les doutes par des raisons, ni par des disputes; mais combattez-les"^ par des œuvres. Modérez vos passions ; fuyez vos plaisirs corrompus ; réprimez vos emportements. Que prétend le malin, quand il jette dans vos esprits des doutes subtils'' ? Arrêter le progrès de vos bonnes œuvres, vous faire marcher incertains entre Jésus-Christ et le monde, etc. (V. sainte Catherine)*^. Prenez une voie contraire : pour réfuter tous les doutes et toutes les tentations qui combattent en vous l'Évangile, la pratique de l'Évangile. La foi à couvert par les œuvres. Votre esprit refuse de franchir ce pas,' semblable à un cheval indompté ; poussez-le avec plus de force ; ne lui permettez pas de se relâcher '^. L'ennemi affaiblit la créance, pour faire que la volonté se ralentisse: engagez si fortement la volonté qu'elle fortifie la créance. Mais vous entendrez mieux cette vérité dans ma seconde partie.
Second Point.
[P. 27] C'était la coutume des apôtres, après que le Fils de Dieu avait enseigné quelque grand mystère, ou