L'auteur voulait ajouter d'au- ment'ia. très verbes
géante, qui^ sans affaiblir ^ l'autorité, rend la bonté accessible : ainsi la Sagesse incréée, ainsi la Majesté souveraine se dépouille de son éclat, de son immensité et de sa puissance pour se communiquer aux mortels et relever le courage et les espérances de notre nature abattue. Approchez donc, ô Fidèles, de ce Dieu enfant : tout nous est libre, tout nous est ouvert. Que voyonsnous en ce Dieu enfant, que nous sommes venus adorer ? Benignitas^ et liumanitas apparuit [p. 11] Salvatoris nostri Dei ^. Sa gloire se tempère, sa majesté se couvre, sa grandeur s'abaisse, sa justice rigoureuse ne se montre pas. Il n'y a que la bonté qui paraisse, afin de nous inviter"^ avec plus d'amour. Qu'on ne m'objecte plus mes faiblesses, mes imperfections, mon néant. Tout néant que je suis, je suis homme, et mon Dieu, qui est tout, s'est fait homme. Je viens à Dieu ^ hardiment au nom de Jésus. Je soutiens que Dieu est à moi par Jésus-Christ. Ce Fils nous est donné, c'est pour nous qu'est né ce petit enfant ^. Je m'attache à Jésus en ce qu'il a de commun avec moi, et par là je me remets ' en possession de ce qu'il a d'égal à son Père, et je ne prétends rien moins que de posséder la divinité. Soyons dieux avec Jésus-Christ ; prenons des sentiments tout divins®...
Second Point.
[P. a] Depuis que, par le malheur de notre péché, la mort est devenue notre partage, -le caractère en est im-