Tit. , III, 4. développement, inspiré par la con
4. Var.: afin que nous approchions clusion du premier point dans le avec confiance. — Les deux leçons sermon de 1656 : <( Qu'ont de [comsont écrites à la suite, et non dans y^xin avec toi les choses mortell'interligne ; d'où l'erreur de Lâchât : les] ... ? » Il s'interromiit et efface. (( que nous approchions avec con- n n'est pas exact de dire avec les fiance et avec plus d'amour. )) — éditeurs qu'il faut achever en se Additions et retranchements arbi- reportant cà cette ancienne rédactraires. tion. Plusieurs idées et plusieur.*
5. Lâchât : à ce Dieu. — Cette expressions qui s'y lisent venaient faute détruit le sens de la phrase: d'être employées.
ic'est dire en effet : (' Je viens a
primé dans tous les endroits de notre vie. Elle commence à paraître dès le moment de notre naissance. On voit un certain rapport entre les langes et les draps de la sépulture : on couche et on enveloppe à peu près de même façon ceux qui naissent et ceux qui sont morts ; un berceau ^ a quelque idée d'un sépulcre, et c'est la marque de notre mortalité qu'on nous ensevelisse en naissant. C'est ce qui fait dire à Tertullien que le Sauveur a commencé dans ses langes le mystère de sa sépulture : Pannis jam sepiilturœ involucrum initiatiis-. Il voit ^ dans sa naissance le commencement de sa mort ; et, le considérant dans le maillot, il se le représente déjà comme enseveli. Suivons le sentiment de ce grand homme ^ ; [p. b] et, après avoir vu en notre Sauveur la nature humaine par le mot d'enfant, regardons la mortalité dans ses langes, et, avec la mortalité, toutes les infirmités qui la suivent.
Sur ce sujet, Chrétiens, j'ai dessein de vous faire entendre, non mes sentiments et mes paroles, mais les raisonnements tout divins de l'incomparable saint Augustin dans cette épître admirable qu'il a écrite à Volusien ^. Voici donc le raisonnement et presque les mêmes paroles de ce sublime docteur.
Puisque Dieu avait bien voulu se faire homme, il était juste qu'il n'oubliât rien pour nous faire sentir cette grâce ; et pour cela, dit saint Augustin, il fallait qu'il prît les infirmités par lesquelles la vérité de sa chair est si clairement confirmée. Et ^ [p. c] en effet, poursuit-il, encore que les Écritures nous prêchent avec tant de soin que le Fils de Dieu n'a pas dédaigné la faim, ni la soif, ni les fatigues, ni les sueurs, ni toutes les autres incommodités d'une chair mortelle, il s'est élevé beaucoup d'hérétiques qui n'ont pas voulu reconnaître en lui la vérité de notre nature. Les uns disaient que son corps était un fantôme ; d'autres, qu'il était composé d'une matière céleste ; et tous s'accordaient à nier qu'il eût pris effectivement la nature humaine. Ces es-