Yar. : le? riche? et les grand? t. YII
•du mfinde. 4. Lâchât : il a aiT??i (]es artneii,
2. Yar. : leur a fait honte. (/<-.< terreur? qui... — Cette bizarre
3. Lâchât : il n'est rien <]e plu? di- faute de lecture est reiiroduite dan? çrne. — Sur le tour employé par les édition? plus récente?, sans ex- Bo??uet, voy. Iiemaiynes .v/rr la ception.
f^rannnriire et h rocuhnlaire, au .
biens et des maux, et ôter par ce moyen les obstacles qui nous empêchent d'aller à Dieu et de nous contenter de lui seul : « Et hoc vohis signum : Et voilà le signe que l'on vous en donne. » Allez à l'étable, à la crèche, à la misère, à la pauvreté de ce Dieu enfant. Ce ne sont point ses paroles, c'est son état qui vous prêche et qui vous enseigne. Si les plaisirs que vous recherchez, si la gloire que vous admirez était véritable, quel ^ autre l'aurait mieux méritée qu'un Dieu ? ou qui l'aurait plus facilement obtenue ? Quelle troupe de gardes l'environnerait ! Quelle serait la beauté et la magnificence de sa cour ! Quelle pourpre éclaterait sur ses épaules ! Quel or reluirait sur sa tête ! Quelles délices lui préparerait toute la nature, qui obéit si ponctuellement [p. vi] à ses ordres ! Ce n'est point sa pauvreté et son indigence qui l'a privé des délices ^ ; il les a volontairement rejetées. Ce n'est point sa faiblesse, ni son impuissance, ni quelque coup imprévu de la fortune ennemie ^ qui l'a jeté dans la pauvreté, dans les douleurs et dans les opprobres ; il a choisi cet état^. Il a donc jugé que ces biens, ces contentements, cette gloire était indigne de lui et des siens. Il a cru que cette grandeur, étant fausse et imaginaire, ferait tort à sa véritable excellence. Il a vu, du plus haut des cieux, que les hommes n'étaient touchés que des biens sensibles et des pompes extérieures. Il s'est souvenu en ses bontés qu'il les avait créés au commencement pour jouir d'une plus solide félicité. Touché de compassion, il vient en personne les désabuser, non par sa doctrine, mais par ses exemples, de ces opinions non moins fausses et dangereuses qu'elles sont établies et invétérées. Et voyant qu'elles ont jeté dans le cœur humain [p. vu] de si profondes racines, pour les arracher tout à fait et montrer le peu d'état qu'il en fait^, il se jette aux extrémités opposées. Il a peine à trouver un lieu assez bas par où il puisse faire son entrée au monde. Il trouve une étable abandonnée, c'est là qu'il descend. Il prend tout ce que les
1. Ms. ; quelle. — Distraction. 3. Yar. : Contraire. Toute la fin est écrite très rapide- 4. Yar. : il les a choisis.
ment. 5. Yar. : pour nous en retirer par