‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 230 sur 532 · Ms. : vous pouvez. 5. M. : consumées · texte numérisé non relu

Ms. : vous pouvez. 5. M. : consumées

3. Le passaore est ainsi conçu dans 6. Var. : ensevelie (ms. : ensevele sermon de 1656 : « Le bien de cet lies) dans les abîmes de lamer Rouhomme m'accommoderait : je n'y ai ge. — Devant d'austères religieuses pvoint de droit, mais j'ai du crédit : et un petit nombre de laïques fer- — N'y touchez pas, ou vous êtes vents, l'orateur peut parler ainsi.

292 POUR LE JOUR DE NOËb.

Rouge ; c'est la multitude qu'il a réprouvée autant de fois qu'il a maudit dans son Évangile le monde et ses vanités. C'est pour engloutir cette malheureuse et damnable multitude dans les cachots éternels, que Venfer, dit le prophète Isaïe \ s'est dilaté démesurément; et les forts et les puissants, et les grands du monde s^y précipitent en foule. O monde ! o multitude ! ô troupe innombrable ! je crains ta société malheureuse ! Le nombre ne me défendra pas contre mon juge ; la troupe ^ des témoins ne me justifiera pas; ma conscience^... Je crains que mon Sauveur ne se change en juge implacable : [p. xii] Sicut... lœtatus est Domimis super vos hene vohis faciens vosque multiplicans , sic lœtahitiir disperdens vos atque suhvertens ^ Quand Dieu entreprendra d'égaler sa justice à ses miséricordes et de venger ses bontés si indignement méprisées, je ne me sens [pas] assez fort pour soutenir l'effort redoutable, ni les coups incessamment redoublés d'une main si rude et si pesante. Je me ris des jugements des hommes du monde et de leurs folles pensées. J'aspire à être du petit nombre de ceux que Dieu appellera en ce dernier jour : Vous qui n'avez pas eu honte de ma pauvreté, vous qui n'avez pas refusé de porter ma croix, petit nombre de réserve, troupe d'élite, venez prendre part à ma gloire, entrez dans mon banquet éternel. Aimons donc la pauvreté de Jésus. Qui n'est pas pauvre en ce monde, l'un en santé, l'autre en biens, l'un en honneurs, et l'autre en esprit ? Aussi n'est-ce pas ici que les biens abondent. C'est pourquoi le monde, pauvre en effets, ne débite que des esjDérances ; c'est pourquoi tout le monde désire : tous ceux qui désirent sont pauvres et dans le besoin. Aimons cette partie de la pauvreté qui nous est échue en partage, pour nous rendre semblables à Jésus-Christ.

Il n'a pas à craindre de décourager écrite à la suite : (ne justifiera pas)

le monde, et il console et anime les ma conscience. — Il est plus proba-

âmes d'élite. ble que c'est l'indication d'une nou-

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