‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 242 sur 532 · Yar. : prostrations. — Edit · texte numérisé non relu

Yar. : prostrations. — Edit

dans le ciel, conformément à cette parole qui a été dite à saint Pierre : Quodcnmqiie lîgaveris [super terram, erit Ugatum et in cœlis : et quodcumque solveris super terram, erit solutum et in cœlis^ \ Grâce singulière, grâce abondante, grâce qui tient lieu d'un second baptême à ceux qui sont disposés dans le degré que Dieu sait. O Jésus ! vraiment Jésus et sauveur ! ô miséricorde infinie ! « C'est moi, dit ce grand sauveur, c'est moi qui ai effacé tes iniquités [p. 22] comme un nuage qui s'évanouit; c'est moi qui les ai dissipées^ comme une légère vapeur qui ne laisse plus dans l'air aucun vestige : DeJevi " ut nubem iniquitates tuas, et quasi nehulam peccata tua : revertere ad me, quoniam redemi te '^. » Sans que vous en soyez jamais recherchés^... O sauveur ! ô libérateur ! Par quelles actions de grâces ? . . . ce O cieux ! réjouissez- vous ; que votre reconnaissance soit portée jusqu'aux extrémités de la terre ; que les montagnes tressaillent de joie avec nous ; que les déserts, les bois, les rivages, et enfin toute la nature, retentissent du bruit de nos louanges ^ : Laudate, cœli, quoniam misericordiam fecit Dominus ; juhilate, extrema terrœ ; resonaté, montes, laudationem, saltus et omne lignum ejus '^. »

N'abusons pas, mes Frères, d'une telle grâce. Le criminel qui a reçu son abolition se regarde comme recevant une vie nouvelle, et considère le Prince comme un second père, qui lui [p. 23] rend et la lumière, et la vie, et la société des hommes, et qui efface de dessus son front la tache honteuse qui le condamnait à une éternelle infamie. Regardons le divin Jésus, notre roi, notre pontife, notre avocat, notre unique libérateur, comme celui seul par qui nous vivons. Commençons

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