Matth.. XVI, 19. plète : Servus meus es tu, Israël, non
2. Édit. : qui les ai dissipées, sans (lisez : ne) obliviscaris mer. Deleri... que 7^ous en soyez jamais recherchés, 4. Is., XLTV, 22. Ms. : et ut necomme une légère... — InteiTDola- bulam peccata tua.
tion qui produit une incohérence 5. Idée simplement indiquée,
bizarre. On ne s'est pas aperçu qulou 6., Var. : de vos actions de grâces.
fait dire tu et vous à Bossuet dans — Edit. : de vos louanges et de vos
la même phrase. On trouvera tout actions de grâces,
î". l'heure la place des mots inter- 7.1s., xliv, 23. — Ms. : kffinnn
r^oK^çi ejus, quoniam misericordiam fecit
3. Cette citation .-e lisait d'abord Dominus (ces quatre mots rejetés à en marge, sous une forme plus com- la fin de la citation) .
donc aujourd'hui une vie nouvelle ; et pour n'être point méconnaissants de la grâce qui remet nos crimes, soyons fidèles à celle qui se présente pour nous aider à n'en plus commettre.
Second Point.
[P. i] Les médecins ordinaires^ nous traitent assidûment durant tout le cours de la maladie ; quand la fièvre nous a quittés tout à fait, ils nous quittent aussi sans crainte ) et nous laissent peu à peu réparer nos forces : si bien que la marque la plus assurée ^ que le malade est guéri, c'est lorsque le médecin le laisse à luimême et à sa îDropre conduite, pour achever de se rétablir. Les maladies de nos âmes ne se traitent pas de la même sorte ^. liC péché, quoique effacé ^ par la grâce justifiante, laisse néanmoins de si mauvais restes, et affaiblit tellement en nous le principe de la droiture, que la grâce médicinale ne nous est pas moins nécessaire pour conserver persévéramment que pour recouvrer la ju.stice ; et si le médecin qui nous a traités nou? abandonne un moment, la rechute est inévitable : Et fiunt novissima [hominis illiiis pejora priorihus '''\.
C'est ici qu'il nous faut entendre les faiblesses, les blessures, les [p. li] captivités de notre nature vaincue ; et nous verrons. Chrétiens, que le péché nous sé^ duit par tant d'artifices, nous gagne par tant d'attraits, nous pénètre pour ainsi dire ^ par tant d'avenues, qu'il faut une prévoyance infinie, et une puissance sans bor-
1. Les premières pages de ce se- en vient au raccord de l'ancienne
cond point sont passées dans le ser- rédaction avec ce qu'on avait re-
raon de 1687 (f°s 290, 291). C'est là trouvé de la nouvelle, on cesse d'être
qu'il faut aller prendre, sous les dans la suite des pensées de l'ora-
ratures, la rédaction primitive. Pour teur : la soudure fait contresens, en
un peu, les manuscrits de Bossuet même temps qu'elle nous prive d'une
seraient devenus des palimpsestes. notable partie du texte véritable. Les anciens éditeurs n'ont pas cher- o. Édit. : certaine (1664).
ché si loin le texte qu'ils ont donné. 3^ Édit. : de la sorte (1664 et var.
Ils avaient sous la main les débris ^^ 1668)
??«^^'^•f'^f•.^''v^?'''' (r^"l*^^ 4. Édit.: guéri (1664 et var. en
1664) : il était déjà sur le même \QQg)
plan: ils ont conclu qu'un feuillet ''
(fo 322) comblait toute la lacune. »• ^latth.. Xli, 4o. — JSls. : £t
Au début, les deux rédactions sont erunt novusima.
parallèles, et ne diffèrent que par . 6. Trois mots propres a la rédac-
des détails, que nous signalerons tion de 1668.
dans les notes suivantes. Quand on
nés, et un soutien sans relâche, pour nous sauver de ses pièges et de ses embûches \ Et au dedans et au dehors, tout concourt à étabUr son empire. Et premièrement au dehors, tout ce qui est autour de nous nous est une occasion de péché, tant nous sommes dépravés et corrompus ! Ce qui est plaisant nous captive, ce qui est choquant nous aigrit. Notre bonne fortune nous rend emportés", celle du prochain nous rend envieux ^ ; ses malheurs font naître en nous ^ un mépris injuste, les nôtres un lâche abattement^. Pour les amis, nous sommes flatteurs ; pour les ennemis, implacables ^ ; pour [p. m] les indifférents, durs et dédaigneux ; par conséquent injustes pour tous. Nous corrompons toutes choses : l'amitié par la complaisance ou ' par les cabales, la société par les fraudes, les lois même et les jugements par les partialités et par l'intérêt. Ainsi autant ^ d'objets différents qui nous environnent, autant de pierres de scandales, autant d'occasions de dérèglements. Et pour le dedans, ô Dieu ! quel désordre ! Pi'^mièrement pour les connaissances, ou l'ignorance nous les ôte % ou la passion les obscurcit, ou le défaut de réflexion les rend inutiles, ou l'orgueil ou l 'inconsidération ^° les rend ruineuses. Tout ce qu'il y a de meilleur en nous tourne et dégénère en excès ^~. Les simples sont grossiers, les subtils sont vains ^^. De plus les biens effectifs ^^ sont les moins connus, les idées les plus véritables sont les moins touchantes ; le spirituel est plus fort, le sensible est plus décevant : [p. iv] la raison ^* nous conseille mieux,
X. Var. : ,pour nous tirer de ses 9. Var. : nous en prive. — Tous
mains. — Edit. : pour nous tirer de les régimes sont au singulier dans
ses mains et nous sauver de ses em- les éditions (1664).
bûches (1664). 10. Var. : la témérité. — Edit. : ou