Edit. : et ces maxiines
12. Addition interlinéaire (Noël 1669) : (( * afi^ermissent un front qu'on trouve trop tendre. »
13. Édit. : et le poison...? — Addition interlinéaire ( Noël 1 669 ) : (( Ou se plaît à les décrier, et vous, âmes trop crédules, vous les écoutez aA'ec complaisance. )>
14. Phrase effacée, dès la première rédaction : (( O pauvre cœur humain., de combien de vanités es-tu le jouet, et de combien de fausses douceur*
verunt aquiE [p. g^^iisque ad animam meam ; infixus- >ium in limo profimai, et non est suhstantia ^ : Sauvezmoi, sauvez-moi, Seigneur, de la corruption du siècle;, ses eaux, » ses taux plaisirs, ses fausses maximes, « ont pénétré le fond de mon âme ; je suis enfoncé » et englouti (c dans le limon de l'abîme, et je ne trouve ni de pied ni de consistance. »
Au milieu de ce mélange, la joie du ciel descend dans notre âme, une soudaine illumination du Saint- Esprit, un essai de la claire vue dans la foi, un avantgoût ~ de la possession dans une douce espérance^ un attrait du bien éternel dans la charité. On revient un l>eu à soi-même. Ainsi la joie de Notre-Seigneur, l'amour de la vérité et la chaste délectation de la justice entre en nos cœurs durant cette vie ; mais elle y entre, mes Frères, comme dans un vaisseau corrompu et déjà remph d'autres joies sensibles ^. Souvent les joies du monde peuvent s'accorder, souvent même leur variété et leur [p. h] mélange fait leur plus doux assaisonnement. La joie du ciel est incompatible : le moindre mélange la corrompt ; elle perd tout [son] goût et tout son agrément, si elle n'est goûtée toute seule ; et de là vient qu'elle perd bientôt toute sa saveur dans ce mélange infini des joies de la terre. Dans cet état bienheureux *, la joie de Notre-Seigneur n'entrera pas tant dans notre âme que notre âme entrera toute entière dans cette joie de Notre-Seigneur, comme dans un abîme de félicité. Elle en sera pénétrée, elle en sera possédée ^ ; tout ce qui est de mortel ^ sera englouti par la vie, comme dit l'apôtre saint Paul '^ ; et l'ardeur des joies de la terre étant tout à fait éteinte, il ne restera dans les cœurs
es-tu le malheureux réceptacle!» 1. Ps. Lxviii, 2, 3.
— Addition marginale (1er janvier 2. Var. : un commencement.
1669): (( * Ce plaisir de plaire aux '■'>■ Souligné (supprimé) à Noël
autres, qui fait qu'on aime à séparer 1669. Etait alors reporté plus haut
avec tant de vaines et dangereuses dans une note marginale,
complaisances, pour traîner (var.: 4. Correction (Noël 1669):((*Dans
tirer) après soi les âmes captives et la bienheureuse immortalité, »
ti'iompher non des hommes, mais de 5. Var. : absorbée. — Cette phrase,
.lésus-Cbrist, en mettant sous le et les six mots qui précèdent, sont
joug {var.: en captivant) ceux qu'il soulignés (supprimés) :i Noël 1669.
a sauvés et qu'il a affranchis par 6. Lâchât : tout ce qui est mortel,
son sang » (var. : de Jésus-Christ, — Defoins avait bien In.
qui les a sauvés et affranchis par 7. TI Cor., v, 4. son sang).
que l'attrait immortel de la vérité, et un amour chastcr un amour suprême, un amour immuable pour la justice: Gaudium de veritate \, dit saint Augustin.
« Donc ^, mes Frères, dit le saint apôtre, [p. jl efforçons-nous d'entrer promptement dans ce repos éternel: Festinemus ergo ingredi in illam requiem'^. » Vous tous qui avez cherché dans la particip[ation] des saints sacrements, dans les œuvres de pénitence, dans la grâce du jubilé, le repos de vos consciences dans le calme de vos passions ^, tournez maintenant tous vos désirs à ce repos éternel où vous n'aurez plus aucune tentation à combattre : ce Festinemus r Hâtons-nous. »
Il faut travailler ". Ceux qui s'imaginent que le temps fera tout seul leur conversion. . . ; folie et illusion ! Il est vrai, je le reconnais, il y a une certaine ardeur delà jeunesse^ et je ne sais quelle force trop violente de la nature que l'âge peut tempérer. Mais cette seconde nature '^ qui se forme par l'habitude, mais cette autre nouvelle ardeur encore plus insensée qui naît de l'accoutumance, le temps ne l'affaiblit pas, mais plutôt il la fortifie. Ainsi vous vous trompez déplorablement, si vous attendez de l'âge et du temps le remède à vos passions, que la raison vous présente en vain. Expérience ^, Les vices ne s'affaiblissent pas avec la nature, les inclinations ne se changent pas avec la couleur des cheveux ; et, comme dit sagement l'Ecclésiastique, la vieillesse ne trouve pas ce que la jeunesse n^a pas amassé ^. Je sais que le temps est un grand secours ; mais. Messieurs, il en faut juger comme des occasions. Dans les
1. Co^/es*'.. lib. X.cap. XXIII, n. 33. le calme de vos passions, le repos-
2. Cette conclusion est barrée, en de vos consciences. » Xous nousmarge, par un trait à la sanguine, en tenons à l'ordre indiqué dans le au 1er janvier 1669. La parole Je manuscrit.
l'Apôtre, que l'orateur allègue ici, 5. Addition marginale, simple-
avait été commentée, à Saint-TTio- ment esquissée, comme toute cette
mas-du-Louvre, le jour de la Tous- fin du discours. Malgré un renvoi
saint. formel de l'auteur. Lâchât la rejette