‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 253 sur 532 · Var. : sans exemple. che-Comté. C'était la première fois · texte numérisé non relu

Var. : sans exemple. che-Comté. C'était la première fois

2. Avant cette allocution à Coudé. que Condé, depuis sa rentrée en Deforis intercale plusieurs pages grâce en 1660, recevait un comman-

'in-4. Elles sont tirées, moitié de la dément militaire,

rédaction de 1664, moitié de celle de 4. Var. : glorieux événements. —

166!). — Un trait, de date incertaine, L'épithète est changée avec raison :

mais qui pourrait remonter à la pre- tout n'était pas glorieux dans la

mière rédaction, fait douter sérieuse- vie du vainqueur de Rocroi, devenu

ment que cette allocution ait été un moment allié de l'étranger,

prononcée. Elle faisait allusion à 5. Is., xxxil, 8.

des événements fâcheux, et l'orateur 6. Var. : il sera mis à la tête des

craignait peut-être que ses auditeurs chefs et des capitaines,

-ne se méprissent sur ses intentions. 7. Var. : faisant son honneur de...

•Sermons (]e Bossuet. — V. 21

l^"" novembre 1668.

Rien n'est venu jusqu'à nous des Conférences faites, cette année-là, dans le parloir des Carmélites, pendant le Carême, en présence de la duchesse de Longueville, de la princesse de Conti, et de plusieurs autres dames de la Cour. L'orateur y commentait les Èpîtres de saint Paul. Les religieuses attestèrent plus tard, dans un mémoire remis à I^edieu sur la prédication de Bossuet dans leur monastère, que ces conférences ce étaient d'une beauté enchantée et de la plus grande utilité du monde i. »

Après quelques mois passés dans son canonicat de Metz, il revint à Paris reprendre le ministère de la parole, et préparer d'illustres ou d'humbles conversions, même parmi les protestants. Celle de Turenne allait bientôt consoler l'Église catholique. Cette année, d'ailleurs, le grand orateur devait prêcher l'x^vent à Saint-Thomas-du-Louvre. Les éditeurs ne rattachent jusqu'ici à cette station qu'un sermon pour le premier dimanche : Justus es, Domine..., et le Panégyrique de saint Thomas de Cantorhéry. Nous pouvons présenter une série beaucoup plus, complète, quant au nombre du moins, car les discours, pour la plupart, n'ont été qu'esquissés sur le papier.

Voici d'abord celui du jour de la Toussaint 2. Lui aussi avait été rédigé, sommairement; et de plus il a été mutilé par son auteur même. Ayant eu, en effet, à composer sur le même plan un nouveau sermon pour l'A vent de Saint-Germain, l'année suivante, Bossuet supprima dans le premier manuscrit ce qui pouvait faire double emploi, et n'en conserva que les feuillets qui contenaient ou des développements ou de simples canevas sur lesquels il n'était pas revenu en 1669. C'était uniquement pour les pensées qu'il gardait ses esquisses en portefeuille. Nous indiquerons avec soin la place des lacunes. Les précédents éditeurs ne s'en sont pas souciés ; ils négligeaient même de dire à quelle partie du discours se rapportaient les fragments sauvés du naufrage. On a prétendu 3 que ces fragments représentaient le sermon prêché à Jouarre, en 1662 : un instant d'examen du manuscrit, un simple coup d'œil suffit à montrer l'invraisemblance d'un'e telle hypothèse.

Page 1