‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 257 sur 532 · F^ Gl, en commençant par le de décours · texte numérisé non relu

F^ Gl, en commençant par le de décours

verso. — Cette page (p. 7) débute — Jamais d'erreur ; n'être jamais

par un passage maintenant eifacé : déçu, jamais surpris, jamais ébloui

(( ... que nous connaîtrons de même par les apparences, jamais jeté à

avec certitude, avec évidence. Non l'écart, jamais détourné, jamais

que nous puissions par nos propres préoccupé ni prévenu,

forces nous élever à cet objet infini; — Autre (au milieu de la page,

mais Dievi nous prêtera ses clartés mais écrite avant celles qu'on vient

et ses lumières, j^our accomplir la de lire) : Ce spectacle sera la vérité

parole du divin Psalmiste: « Jn même. 0 vérité ! ô lumière ! ô vie !

lumine tuo videbimus lumen (Ps. — Autre : Ce que c'est que la vé-

XXXV, 10) : nous verrons la lumiè- rite. Nos erreurs dans cette vie. Les

re par votre lumière. » Vous ne sens, l'écorce, la superficie. Plus

serez pas seulement la lumière que avant : sa propre subtilité le con-

nous verrons, mais encore nous fond. Alors... C'est en cela [que]

emprunterons de vous toutes nos similes ei erimus (1 Joan., m, 2.) —

clartés. Notre objet et notre secours. (Ces pensées seront développées

— Notes marginales, correspon- dans le sermon de l'année suivante.)

dant à cette partie effacée, effacées 5. I Joan., m, 2. elles-mêmes : Jamais de confusion.

jour ne paraît pas encore ^. Ainsi ce n'est pas le temps d'en discourir. Tout ce que nous savons, c^est que lorsque ^ notre gloire paraîtra, nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est. Comme un nuage que le soleil perce de ses rayons devient tout lumineux, ainsi notre âme ^ exposée à Dieu ; à mesure qu'elle le pénètre, elle en est aussi pénétrée, et nous devenons dieux en regardant attentivement la Divinité*. [P. 8] L'effet "^ de cette divine ressemblance: connaître la vérité sans aucune appréhension de se tromper. C'est quelque chose de divin et qui passe tout à fait l'homme et la créature que de n'être point sujet à l'erreur. Nous serons donc des dieux, parce que nous serons tellement unis à la vérité qu'il n'}^ aura plus ni

1. Eu marge, le latin correëi^ondant à cette traduction et à celle qui va suivre : Carissimi (ms. : Dilectissimi), mmcfilii Dei sumus, et nondum apparuit quid erimiis. Scimtis quoniam, cum appariierit, similes ei erimus, qnoniam videbimiis euvi sicivti est.

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