‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 258 sur 532 · Var. : quand · texte numérisé non relu

Var. : quand

3. Note interlinéaire : toute éclatante, vous y voyez un or, un brillant.

4. Notes marginales : Deus diis uïiitus. (G-rég. Naz., Orat. xxi :

Epist. LXiii [nunc CLXXviiiJ.j — - (( Videbitur Deus deorum in Sion (Ps. LXXXITI, 7) : Dieu, mais Dieu des dieux, parce qu'il les fera des dieux par la claire vue de sa face. » — Et c^tte autre, qui est effacée :

(f Assiégés par l'erreur : les autres ; nous-mêmes. En garde de tous côtés ; circonspection ; marcher lentejnent. Mobilité, précipitation. Eeu volage et inquiet. Si toujours en suspens, rejetés dans une nouvelle incertitude, qui désespère de la vérité. )) — (Développé en 1669. Il se pourrait même que ceci n'eût été écrit qu'à cette date.)

5. P. 8. Les éditeurs n'en tiennent jpas compte, parce qu'elle est effacée. Mais elle l'a été en 1669. Nous la donnons, pour permettre de suivre, autant que possible, la pensée de l'orateur. — La marge est chargée de textes latins. Deforis les

traduit, et insère cette traduction dans le corps du discours. Nous omettons la traduction, où il n'y a pas un mot de Bossuet. Voici les citations latines :

Fortis actes mentis et végéta., cum multa vera et incommutabilia certa ratione conspexerit, dirigit se in ipsam veritatem qna cuncta monstrantur., eique inJiœrens tangua)}} obliviscitur cetera^ et in illa simul omnibus fruitur (S. Aug., De lib.

arbitr., lib. II, n. 36).

De toto mundo ad, se conversis.

\qui diligunt eam.^ ojnnib}(s proxlma est (ms.: om,nibus ad se conversis proxima est), ovinibus sempiterna :

nullo loco est, nusquam deest: yoris admonet, intus docet : [cernentes se^ commutât omnes in melius, a nullo (ms. : a nemine) in déterras comm}itatur : nullus de illa judicai, nidhi.'' sine illa judicat bene (Ibid., n. 37.)

Et 0}nnibu5 commun is est, et singul/s casta est (De vera Relig.).

Me}ites nostrœ aliquando ea}n plus rident, aliquando mi)ius (ms. : aliqiiando eam magis, aliquaiido min)is inde)}t), et ex hoc fate)itiir se esse })iatabiles ; cudi illa, in se manens nec proficiat cum plus [a nobis'\ iiid.etur, nec dcficiat ciun minus, sed intégra et incorrupta, et conversas la'tijicet lumine, et aversos piniiat ca'cita,te (De lib. arbitr., lib. II n. 34).

aucune obscurité qui l'enveloppe ^, ni aucune fausse apparence qui la déguise, ni aucune erreur qui la combatte, ni même aucun doute qui l'affaiblisse.

Plus question ni de la chercher par de grands efforts, ni de la trouver par des conséquences et par un long circuit de raisonnements. Elle s'offrira d'elle-même, etc.

Études. Philosopher, non croire simplement, et bien vivre, l'esprit soumis à Dieu et portant son joug.

Similes ei erimiiSf quia videhîmiis eum sicuti est ; mais écoutez la suite de ce beau passage : Omnis qui hahet hanc spem in eo, sanctificat se, sicut et ille sanctus est^. Se purifie, comme lui est pur ^ayvlÇs!.). C'est à quoi il faut travailler : Beati mundo corde ^...

Les yeux malades. On ne présente pas encore les objets; on les prépare : c'est ici le temps de guérir nos yeux malades.

Contre la curiosité.

La bonne vie est le meilleur maître et l'étude la plus assurée.

A la vérité : jamais vous ne respirerez un air plus pur ; jamais votre faim rassasiée par une manne plus délicieuse, ni votre soif étanchée par un plus agréable rafraîchissement, etc.

Rien '^ de plus harmonieux que la vérité ; nulle mélodie plus douce; nul parfum plus agréable''.

De là donc la joie^...]

Second Point. (Fragments.)

... [Ici ' elle sera touchée dans son fond le plus intime, dans sa partie la plus délicate et la plus sensible ; toute hors d'elle, toute à elle-même ; possédant celui

1. Var. : ni aucun nuage qui la G. C'était, on le voit, la transition cache. au second point. Ecrite avant les

2. I Joan., III, 2. o. — Ms. : san- deux additions que nous venons de et ijicat !<em etips mn . . . signaler.

o. Matth., V, 8. 7. Ici un nouveau feuillet enlevé

4. Addition marginale. Elle n"a (p. 9, 10). Il contenait sans doute pas été effacée. des idées reprises en 1669. L'ébau-

5. Oeforis ajoute : « non [pour] che aura été effacée, de même que ceux qui voient la superficie, o C'est le commencement de la p. 11, que une erreur de lecture. Lisez : (( Cou- nous donnons entre crochets, leurs qui dorent la superficie. »

qui la 230ssède : la raison toujours attentive et toujours, contente. J

[P. IJ] La plénitude; rien ne manque. Le comble y est, la dernière main.

Qui ne désire pas ? qui ne gémit pas ? qui ne soupire pas dans cette vie ? Toute la nature est dans Pmdigence. Gloire, puissance, richesse, abondance, nomssuj^erbes et magnifiques; choses vaines et stériles. Les biens Cjue le monde donne accoisent ^ certains désirs et en poussent d'autres : semblables à ces viandes creuses et légères qui, pour n'avoir que du vent et non du suc ni de la substance, enflent et ne nourrissent pas, et amusent la faim plutôt qu'elles ne la contentent. Les. grandes fortunes ont des besoins que les médiocres ne connaissent pas. Cette avidité de nouveaux plaisirs, de nouvelles inventions, marque de la pauvreté intérieure de l'âme. L'ambition compte pour rien tout ce c|u'elle tient. Ne vous laissez pas éblouir à ces apparences : ce cpi est richement couvert par le dehors n'est pas toujours rempli au dedans, et souvent ce qui semble regorger est vide.

[P. 12] Voulez-vous entendre la plénitude de la joie des saints : « AUcluia^ Amen. Louange à Dieu. » Il ne prie plus, il ne gémit plus : In patria nulliis orandi locus, sed tantum laudandi, quia niJnl de est : quod hic creditur, ihi vidctur ; quod hic pctitur, ihi accipitur-. La créature ne souj^ire plus et n'est plus dans les douleurs de l'enfantement ". Elle ne dit plus : Malheureux homme que je suis ^ ! etc. Elle loue, elle triomphe, elle rend grâces.

Amen, hoc est: verum. Tota actio nostra Amen et AUeJuia erit^. Tœdium — l'ennui; — fastidium — le dégoût ^. — iYo/7 sonis transeuntihus [dicemus :

1. Édit. : accroissent — Faute de 5. S. Auff., Senn. cccLXii.n.29. — lecture, qui donne un sens directe- (Ms. : V. Serm. de difei'sis, CXXJI.) ment contraire à celui de l'auteur. G. Ces deux mots résument une Nous avons déjà rencontré aecoiscr idée, que saint Augustin exprimait (apaiser). ainsi : SednoUte itcrinn carnali cogi-

2. S. Aug., Serm. CLix. n. 1. (Le tatinne coniristari. quia si forte alitexte est en marge ; mais dans un cjuis vestrum steterit et dixcrit quotitel canevas, il ne s'agit pas de sa- die: Amen et Alléluia., tcdio marvoir s'il a été récité.) cescet, et in ipsis vocibus dormitabiû

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