Ps. XXXI II. 9. chets : elle n'a été effacée qu'en
'2. Ms. : où ne nous voyons... — qu:ind l'auteur a donné un nouveau
Deux pages onr encore disparu ici tour à ces pensées dans un nouveau
(p. 17. 18 I. L'î^nteur montrait, au sermon, (.ommencement du rroisiéme point. 3. Hebr., xi, 10.
au lieu de travail. Pour être chrétien, il faut sentir qu'on est voyageur ; et celui-là ne le connaît pas qui ne court point sans relâche à sa bienheureuse patrie. [p. 20] Écoutez un beau mot de saint Augustin : ff Qui non gémit peregrinus, non gaudehit civis ^ : Celui qui ne gémit pas comme voyageur ne se réjouira pas comme citoyen. :» Il ne sera jamais habitant du ciel, parce qu'il séjourne trop volontiers sur la terre ; et s'arrêtant où il faut marcher, il n'arrivera pas où il faut parvenir.
Mes Frères, nous [ne] sommes pas encore parvenus, comme dit le saint Apôtre^; notre consolation, c'est que nous sommes sur la voie. Jésus-Christ, est la voie, la vérité et la vie '^ : c'est à lui qu'il faut tendre et c'est par lui qu'il faut avancer. Mais, mes Frères, dit saint Augustin *, « cette voie veut des hommes qui marchent : Via ista ambulantes quœrit »; c'est-à-dire des hommes qui ne se reposent jamais, qui ne cessent jamais d'avancer, en un mot, des hommes généreux et infatigables. f( Via ista ambulantes quœrit. Tria sunt gênera hominum, qiiœ odit : remanentem, rétro redeuntem, aberrantem. Écoutez : a Elle ne peut souffrir trois sortes d'hommes : ceux qui s'égarent, ceux qui retournent, ceux qui s'arrêtent. )>>
[P. 21] Ceux ^ qui se détournent, ceux qui s'égarent, ceux qui sortent entièrement de la voie, ceux qui suivent leurs passions insensées et qui se précipitent aux péchés damnables. Je n'entreprends pas de vous dire tous les égarements et tous les détours ; mais je vous veux donner une marque pour reconnaître la voie, la marque de l'Évangile, celle que le Sauveur nous a enseignée. ]\Iarchez-vous dans une voie large, dans une voie spacieuse, y marche-t-on à son aise, y marche-t-on avec la troupe et la multitude, avec le grand monde, etc. : ce n'est pas la voie de votre patrie ; vous n'êtes pas sur la voie : c'est la voie de perdition. Le chemin de votre patrie est un sentier étroit et serré. Le train et