‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 266 sur 532 · Luc, IX, 62. ô. Yar. : mais l'eufer · texte numérisé non relu

Luc, IX, 62. ô. Yar. : mais l'eufer

2. Gen., xix, 26 ; Luc, xvii, 32. 6. Var. : Mais elle ne souffre -|)£|iS

3. Des chiffres marquent l'ordre même... — Édit. : Mais il y.,V(La des membres de phrase. Les éditeurs majuscule du pronom indique iXe n'en ont pas tenu compte. commencement de la phrase. ) A-,

4. Addition marginale. De même, 7. Var. : elle ne souffre poijpit. ' h la phrase suivante. 8 Ces quatre derniers mots parais-

Écoutez donc l'Évangile : ce Contendite \ Efforcezvous. » En quelque état, contendite. Si pour avancer à la perfection, combien plus pour sortir du crime ! Marchez par la voie des saints. Ils ne sont ]3as tous [p, 25] au même degré, mais tous le même Évangile. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père, mais il n'y a qu'une même voie pour y parvenir, qui est la voie de la croix, c'est-à-dire la voie de la pénitence. Si cependant Dieu vous frappe, etc., ne vous laissez pas abattre. Il vous corrige, il vous châtie ; ce n'est pas là ce qu'il faut craindre. Ne craignez pas que votre Père ne vous châtie ~ : craignez qu'ail ne vous déshérite ^. En perdant votre héritage, vous perdrez tout ; car vous le perdrez lui-même. Et ne vous plaignez pas qu'il vous refuse tant de biens qu'il accorde aux

sent avoir été écrits plus tard. La première rédaction effacée, portait :

<( c'est retourner en arrière. » C'est aussi ce qu'on lit dans une feuille de notes, annexée au sermon. Les éditeurs en tirent une longue interpolation, qu'ils placent ici, sans que le moindre renvoi les y avitorise : <( Ne menez pas une vie moitié sainte... » C'est un document à donner en note : rien de plus.

Voici d'abord le début de la page.

Il fait si manifestement double emploi avec ce qu'on a lu dans le texte, que Deforis a renoncé à l'y insérer :

((Nouvelle espèce de fuite. Car, dans la voie du salut, si l'on ne court, on retombe ; si on languit, on meurt bientôt ; si on ne fait tout, on ne fait rien; enfin marcher lentement, c'est retourner en arrière. — La pente vous emporte et votre propre poids vous précipite. »

Ici, le passage qu'on a introduit dans le sermon : « Ne menez pas une vie moitié sainte et moitié profane, moitié chrétienne et moitié mondaine ; ou plutôt toute mondaine et toute profane, parce qu'elle n'est qu'à demi chrétienne et à demi sainte. Que je vois dans le monde de ces vies mêlées ! On fait profession de piété, et on aime encore les pompes du monde. On est des œuvres de charité, et on abandonne son cœur à l'ambition. (( La loi est déchirée, et le jugement ne vient pas à sa

perfection : Lacer at a est lex. et non pervenit ad finem judicium )),(Habac., r, 4). La loi est déchirée : l'Evangile, le christianisme n'est en nos mœurs qu'à demi ; et nous cousons à cette pourpre royale un vieux lambeau de mondanité. Nous réformons quelque chose dans notre vie, nous condamnons le monde dans une partie de sa cause ; et il devait la perdre en tout point, parce qu'il n'y en a jamais eu de plus déplorée. Ce peu que nous lui laissons marque la pente du cœur. »

Le manuscrit se continue par cette phrase, déjà rencontrée avec quelques variantes au commencement du troisième point : « Poiuêtre chrétien, il faut sentir qu'on est voyageur : et celui-là ne le connaît point, qui ne soupire pas après sa patrie. « Qui non gémit peregriniis. non gaudehit civis : Celui qui ne gémit pas comme voyageur, ne se réjouira pas comme citoyen » ; il ne sera jamais habitant du ciel, parce qu'il a voulu l'être de la terre : et s'arrêtant où il faut marcher, il n'arrivera pas où il faut parvenir. »

1. Le latin en marge : Ne timeas JlagellarU srd exheredari. — Et ces mots de l'Evangile : Nolite timerc.

pusillus grex (Luc, xii. 32).

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