‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 265 sur 532 · Ms. : une. 3. Lâchât : consacré · texte numérisé non relu

Ms. : une. 3. Lâchât : consacré

2. Édit. : Qui de nous est tous les 4. Édit. : dans cette vie. — Surjours plus à l'étroit y — Ei-reur de charge mal déchiffrée.

lecture.

c'est-à-dire à la solitude et à la vie retirée, vous la laissez étourdir par le bruit du monde, par son tumulte,, par ses embarras : vous n'êtes pas i^ropre au royaume de Dieu. Celui-là n'y est pas propre, dit le Fils de Dieu, qui, ayant mis la main a la charrue, regarde derrière \ 11 ne dit pas : qui retourne, mais: qui regarde en arrière.. Ce ne sont pas seulement les pas, mais les regards même [s] qu'il veut retenir : tant il demande d'attention, d'exactitude, de persévérance ! Songez à la femme de Loth et au châtiment terrible que Dieu exerça sur elle ^, pour avoir seulement retourné les yeux du côté de la corruption qu'elle avait quittée. Vous faites injure au Saint-Esprit et à la vocation divine, à cet Esprit généreux qui ne sait point se relâcher [p. 24] ni se ralentir : vous retardez sa divine et impétueuse ardeur, vous ramollissez sa force ^ ; et par une juste punition il vous abandonnera à votre faiblesse. Vous aviez ^ si bien commencé ! Vous vous repentez d'avoir bien fait ; vousfaites pénitence de vos bonnes œuvres : pénitence qui réjouit non l'Église, mais le monde ^ ; non les anges,, mais les démons.

Il y en a encore d'autres ^ : elle ne souffre pas même '^ ceux qui s'arrêtent ; ceux qui disent : J'en ai assez fait, je n'ai qu'à m 'entretenir dans ma manière de vie. Je ne ,veux pas aspirer à une plus haute perfection ; je la laisse aux religieux : pour moi, je me contente de ce qui est absolument nécessaire pour le salut éterneL Nouvelle espèce de fuite et de retraite : car, pour arriver à cette montagne, à cette sainte Sion, dont le chemin est si raide et si droit, si l'on ne s'efforce pour monter toujours, la pente nous emporte et notre propre poids nous précipite. Tellement que, dans la voie du salut, si l'on ne court, on retombe; si on languit, oti meurt bientôt ; si on ne fait tout, on ne fait rien ; enfin marcher lentement, c'est rendre la chute infaillible ^*

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