SERMON POUR LE PREMIER DIMANCHE
2 décembre 1668.
C'est ici encore une esquisse rapide ^ : des pensées profondes ou magnifiques à méditer, mais non un discours ou seulement un point de discours prêt à être prononcé. On remarquera comment l'orateur s'attache de prédilection à commenter l'Écriture dans uiie chaire qui lui appartient, pour ainsi dire, et où il a pleine liberté. On se souvient qu'il avait choisi son domicile au Doyenné de Saint-Thotnas-du-Louvre. On ne s'étonnera donc pas qu'il y ait ici de hardies leçons à l'adresse des ecclésiastiques, tant de ceux qui desservaient cette collégiale que d'autres venus du dehors. Ho^suet, qui avait prononcé en 1665, à l'archevêché, les discours synodaux malheureusement perdus, si toutefois ils n'étaient pas complètement improvisés, n'était plus un inconnu ni un étranger pour le clergé de la capitale.
Videbunt 2 Filium hominis venientem in nube cum potestate magna et majestate.
(Luc, XXI, 27.)
[P. A] I.a crainte précède l'amour, et Dieu fait marcher devant sa face son esprit de terreur avant que de répandre dans les cœurs l'esprit de charité et de grâce. Il faut que l'homme apprenne à trembler sous la main de Dieu^ et à craindre ses jugements, avant que d'être porté à la confiance : autrement cette confiance pourrait dégénérer en témérité et se tourner en une audace insensée.
1. Ms. fr. 12821, f°s r2t)-14ô. — discours; il a dû servir d'abord à In-4 : moitié de marge. un autre sermon avec ce texte :