‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 290 sur 532 · Var. : se venge. ' tromr>eurs et jaloux · texte numérisé non relu

Var. : se venge. ' tromr>eurs et jaloux

3. Note marginale : Faste insolent , 4. Yar. : se sentant perdus... — au lieu de leur grandeur naturelle : Edit. : s'étant perdus... desfinesses malicieusesau lieu d'une . 5. Var. : capables désormais, sagesse céleste : la haine, la dissen- fi. Var. : avec eux.

sion et l'envie, au lieu de la charité 7. Var. : à des superbes tombés de

et de la société fraternelle {var. : de faire trébucher les autres.

Sermons de Bossuet. — V . 24

370 AVEXÏ DE SAINÏ-THOMAS-DU-LOUVRE.

tacle épouvantable ! Autour de lui sont des morts qu'il a renversés ^ j)ar de cruelles blessures. Là gît Assur, dit le prophète, avec toute sa multitude ; là est tombé Élam et tout le peuple qui le suivait ; là, Mosoch et [p. 23] ïhubal, et leurs princes et leurs capitaines, et tous les autres qui sont nommés ; nombre innombrable, troupe infinie, multitude immense : ils sont autour, renversés par terre, nageant dans leur sang. Pharaon est au milieu, qui repaît ses yeux de la vue [d']un si grand carnage, et qui se console de sa perte et de la ruine des siens : Pharaon avec son armée, Satan avec ses anges : Vidit eos Pharao, et consolatus est super unîversa vmltitudine sua quse interfecta est gJadio, PJiarao et omnis exercitus ejus^. Enfin, semblent-ils dire, nous ne serons pas les seuls misérables. Dieu a voulu des supplices : en voilà assez ; voilà assez de sang, assez de carnage. On a voulu nous égaler les hommes : les voilà enfin nos égaux dans les tourments ! Cette égalité [p. 24] leur plaît. Ils savent que les hommes les doivent juger : quelle rage pour ces superbes ! Mais avant ce jour, disent-ils, combien en mourra-t-il de notre main! Ha! que nous allons faire de siège [s] vacants^, et qu'il y en aura parmi les criminels, de ceux qui pouvaient s'asseoir parmi les juges !

Mais que fais-je, mes Frères, de profaner si longtemps et ma bouche et vos oreilles, en faisant parler ces blasphémateurs ? C'est assez de vous avoir découvert leur haine. Elle est telle, remarquez ceci et étonnezvous de cet excès, elle est telle, cette haine qu'ils ont contre nous, qu'ils se plaisent non seulement à désoler notre âme, mais encore à la dégrader ^. Oui, ils aiment encore mieux nous corrompre que nous tourmenter, nous ôter l'innocence que le repos, et nous rendre méchants que nous rendre malheureux, [p. 25] Si bien que, quand ces victorieux cruels se sont rendus les maîtres d'une âme, ils y entrent avec furie ; ils la pillent, ils la ravagent, ils la violent. O âme blanchie au sang de

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