Matth., XX, 25, 26. 4. Var. : à l'abri
3. Bosauet parle ici coniormément ô. Concourir, se prêter un mutuel à la théorie gallicane. Les autres théo- concours .
logiens enseignent généralement. <J- Constamment, avec persévéran-
à la suite de Bellarmin, que le pou- c^-
voir temporel est, au moins indirec- /- Dans le sermon sur V Unité de
tement. subordonné à l'autorité ec- VÉglise. Bossuet dit: « ...Pendant
piété de nos monarques très chrétiens. Comme ils ont vu que Jésus-Christ ne règne pas si son ÉgHse n'est autorisée ^, leur propre autorité ne leur a pas été plus chère que l'autorité de l'Église. Cette puissance royale, qui doit donner le branle dans les autres choses, n'a jamais jugé indigne d'elle de ne faire que seconder " dans les affaires spirituelles ^ ; et un roi de France empereur n'a pas cru se rabaisser, lorsque, écrivant aux évêques, il les assure de sa protection ^, dans les fonctions de leur ministère ; « afin, dit ce grand roi, que notre puissance royale servant, comme il est convenable, à ce que demande votre autorité, vous puissiez exécuter vos décrets : Ut nostro auûcîlio suffuUif qiiod vestra aiictoritas exposcit, famulante^ ut decet^ potestate nostra, perjîcere vaJeatis ^ . »
Telles sont les maximes saintes et durables de la monarchie très chrétienne ; et plût à Dieu que le roi d'Angleterre eût suivi les sentiments et imité les exemples de ses augustes voisins ! Saint Thomas ne se verrait j^as réduit à la dure nécessité de s'opposer à son prince. Mais, comme ce monarque se rend inflexible, l'Église opprimée est contrainte de recourir aux derniers efforts ^ . Vous attendez peut-être des foudres et des anathèmes ? Mais, quoique Henri les eût mérités, Thomas, aussi modéré que vigoureux, ne fulmine pas aisément contre une tête royale. Voici ces derniers efforts dont je veux parler : le saint archevêque offre à Dieu sa vie ; et sachant que l'Église n'est jamais plus forte que lorsqu'elle parle par la voix du sang, il revient: d'un long exil avec un esprit de martyr, préparé aux violences d'un roi implacable et de toute sa cour irritée.
Saint Ambroise a remarqué ', dès son temps, que les hommes apostoliques qui entreprennent d'un grand
que saint Thomas de Cantorbéry 3. Var. : ecclésiastiques, était bauni d'Angleterre comme en- 4, Var. : de son api^ui. nemi des droits de la royauté, la 5. Ludovic. Plus, Capif.ann.S2d, France, plus équitable. le recevait en cap. iv. Voir le même développeson sein comme le martyr des liber- ment dans le sermon sur les Deooirs tés ecclésiastiques. » " des rois (t. IV, p. 369). Bossnet re-
1 . A utoriséc. qui possède de l'auto- prendra encore la même idée dans le rite. sermon sur V Unité de V Eglise.