II Cor., XI, 29. '4. Act., xxi
3. Note: Grec: comminuentes^ b. Ihid. conterentes. — Le grec porte : auv-
PANÉGYRIQUE DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉllY. 431
Le prophète Zacharie semble avoir voulu nous représenter rimmuable et éternelle concorde qui doit être entre l'emi^ire et le sacerdoce. « Celui-là, dit-il, parlant du Prince, sera revêtu de gloire, il sera assis et dominera sur son trône; et le pontife sera aussi sur son trône, et il y aura un conseil de jpaix entre ces deux,, Ipse portahit gloriam, et sedebit, et dominahitur super solio suo ; et erit sacerdos super solio suo, et consilium pacis erit inter illos duos \ » Vous voyez que la gloire et l'éclat et l'autorité dominante sont dans le trône royal. Mais, quoique le Fils de Dieu ait enseigné à ses ministres^ qu'ils ne doivent pas dominer à la manière du monde, le sacerdoce néanmoins ne laisse pas d'avoir son trône, car le prophète en établit deux : il reconnaît deux puissances, qui sont, comme vous voyez, plutôt unies que subordonnées^, consilium pacis inter ilJos ; et le genre humain se repose à l'ombre * de cette concorde.
Saint Thomas a souvent représenté au roi d'Angleterre, par des lettres pleines d'une force, d'une douceur et d'une modestie apostolique, que ces puissances doivent concourir '' et se prêter la main mutuellement, et non se regarder avec jalousie, puisqu'elles ont des fins si diverses qu'elles ne peuvent se choquer sans quitter leur route et sortir de leurs limites. Il soutient ces charitables avertissements avec toute l'autorité que pouvait donner non seulement la sainteté de son caractère, mais la sainteté de sa vie, qui était l'exemple et l'admiration de tout l'univers.
Notre France l'avait connue, puisque, lorsc^u'il fut exilé, elle lui avait ouvert les bras, et le roi Louis VII, témoin oculaire des vertus apostoliques de ce grand homme, a toujours constamment ^ favorisé et sa personne et la cause qu'il défendait, par toutes sortes de bons offices '^ . Rendons ici témoignage à l'incomparable