Yar. : (texte de Lâchât): Un
Passage retranché : o Que si vous pécheur pressé en sa conscience voit voulez savoir quelle doit être la me- la main de Dieu armée contre lui, il sure de l'amour qu'il attend de vous, voit l'enfer ouvert sous ses pieds connaissez-la par vos crimes. « Un pour l'engloutir dans ses abîmes : homme avait deux [débiteurs] {ms.: quel effroyable spectacle ! Dans la deux créanciers, distraction), dont crainte qui le saisit, il s'approche... [l'un] lui devait cinq cents deniers, 3. Lâchât : pressé de ce glaive et l'autre en devait cinquante. Com- vengeur tout prêt à frapper le derme ils étaient tous deux insolvables, nier coup, il s'approche... — Cette il leur quitta la somme ivar. : dette) apposition est effacée au manuscrit.
pénitence, ou votre confession a été un sacrilège. Vous avez fait quelque chose de plus : vous avez donné Jésus - Christ pour caution de votre parole ; car étant le médiateur de la paix, il est aussi le dépositaire des paroles des deux parties ^ : il est caution de celle de Dieu, par laquelle ^ il promet de vous pardonner ; il est caution de la vôtre, par laquelle vous promettez de corriger votre vie \ Voilà le traité qui a été fait ; et pour plus authentique confirmation, vous avez pris à témoin son corps et son sang, qui a scellé la réconc [iliation] ^ à la sainte table. Et après la grâce obtenue, vous cassez un acte si solennel! Vous vous êtes repenti [s] de vos péchés, vous vous repentez de votre pénitence. Vous aviez donné à Dieu des larmes et des regrets, gages [p. 17] précieux de votre foi : vous les retirez de ses mains ; vous désavouez vos promesses et Jésus-Christ, qui en est garant, et son corps et son sang, mystère sacré et inviolable, lequel certes ne devait pas être employé en vain ! Qu'y aurait-il ^ de plus outrageux et de plus indigne ? — Après la grâce qui remet les crimes, [il faut être] fidèle à user de celle qui nous aide à n'en plus commettre. C'est [ma] seconde partie.
Second Point (Fragment).
Ce que ^ vous ne craignez pas de votre malice, craignez-le de votre faiblesse ; ou plutôt craignez tout de votre malice et de votre faiblesse tout ensemble, parce que votre malice laissée à elle-même vous porte à tout, et que votre faiblesse ne résiste à rien. Parmi tant d'écueils et tant de tempêtes, la foi sera ferme, dit Tertullien, si elle est craintive, et marchera sûrement^, si elle marche toujours tremblante et étonnée de ses périls : Tuta si sollicita, secura si attonita^. Conduisons-nous^,