‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 366 sur 532 · PREMIER VENDREDI DE CAREME · texte numérisé non relu

PREMIER VENDREDI DE CAREME

Si le Fils de Dieu nous ordonne de vaincre les aversions pour cause, à plus forte raison...

Pardonner à ceux qui nous offensent ; et supporter ceux qui nous importunent, à qui notre humeur peutêtre n'est pas moins à charge.

On se venge par ressentiment, on se venge par politique, on se venge par une imitation de justice. Le ressentiment, par la charité. La politique, par une sagesse plus haute. Cette fausse imitation de justice, par une entière soumission à la justice divine.

Ut sitis filii Patris vestri^. Joseph s'attendrit sur ^ ses frères par amour pour son père Jacob. Combien plus ne point troubler la famille de Dieu, ni l'état de son domestique ^ î

Qu'on ne peut aimer le prochain qu'en aimant Dieu (sermon^ Uhi... duo vel très). Que l'amour appuyé sur ce fondement ne peut jamais souffrir d'altération. La politique, bon ami, bon ennemi. Esprit de grandeur dans la vengeance ; montrer une certaine sensibilité. On croit se distinguer par là, et qu'on est comme une personne sacrée.

Sagesse de mettre Dieu de son côté. Athéisme caché : on compte Dieu pour rien.

Aman se veut montrer grand par la grandeur de sa vengealice, afin qu'on n'ose lui résister : confondu. David, qui espérait sous les ailes du Dieu d'Israël : protection contre Saûl. (Voy. sermon DiUgite inimicos vestros "", aux Nouvelles Catholiques.)

Ne se point faire justice à soi-même : Ego justitias judicaho *^. Ceux qui se font justice à eux-mêmes (les paroles de saint Augustin de Eœposit, Epist, ad Galatas, ci-jointes, B, C '^ ; le passage de Michée, vu, 8, 9).

Ps. cviii : Sermonihus odii circumdede'imnt me *►

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