E,om., XII, 1. plupart de celles de ce di?coiir?. est
2. Édit. : ni l'effort... écrite au crayon et presque illisible n. .Toan., X, 29. aujourd'hui.
4. Var. : que la corruption t'ait '). C'est-à-dire de l'Esprit de Jésus,
cachée. La seconde leçon, comme la t>. Fiom.. \tii. 11.
monde ne j^eut empêcher son action, et nous seuls pouvons lui être un obstacle, parce que les dons de Dieu demandent ou une fidèle coopération, ou du moins une acceptation volontaire. Laissons-nous donc gouverner à l'Esprit de Dieu, laissons-lui dompter ^ nos corps mortels. Si nous vouions qu'il déploie sur eux toute sa vertu, laissons-lui les assujettir à sa divine opération. Détachons-nous de nos corps pour nous attacher fortement à l'Esprit de Dieu. Car que faisons-nous. Chrétiens, lorsque nous flattons notre corps, que faisonsnous autre chose que d'accroître la proie de la mort, lui enrichir son butin, lui engraisser sa victime ? Pourquoi m'es-tu donné, ô corps mortel ^ ? et quel traitement te ferai-je ? Si je t'affaiblis, je m'épuise ^ ; si je te traite doucement, je ne puis éviter ta force *, qui me porte à terre, ou qui m'y retient. Que ferai-je donc avec toi, et de quel nom t'appellerai-je, fardeau [p. Viii] accablant, soutien nécessaire, ennemi flatteur, ami dangereux, avec lequel je ne puis avoir ni guerre, ni paix, parce qu'à chaque moment il faut s'accorder, et à chaque moment il faut rompre ? 0 inconcevable union, et aliénation non moins étonnante ! Puis-je me détacher de ce corps ? Puis-je aussi m'y attacher avec tant de force, et contracter avec ce mortel une amitié immortelle ? Malheureux ^ homme que je suis l Hélas ! qui me délivrera de ce corps de mort ^ ? C'est le commun sujet du gémissement de tous les véritables enfants de Dieu. Tous déplorent leur servitude, tous ressentent avec douleur que « ce fardeau du corps opprime l'esprit, corpus quod corrumpitur aggravât anîmam ^, et ^ lui ôte sa liberté véritable. C'est pourquoi le grand saint Ambroise nous enseigne ^ [p. IX ] que notre esprit n'étant dans le corps qu'en
1. Bossuet écrit encore ici cZonier: Lapsus: cet autographe, un des preuve qu'il ne connaissait pas la plus beaux, est pourtant écrit rapiprononciation pédantesque qu'on a dément.
tenté d'introduire : domp'' ter. 6. Rom., vu. 24.