Ces trois mots sont une addi- terie
tion marginale au crayon, de même Pour réparer des ans l'irréparable outrage.
que les trois derniers de la phrase. 5. Addition ou note marginale.
amara mors ^ ? Est-ce ainsi que la mort amère sépare de tout ? » Quel coup ! quel effort ! quelle violence ! Au contraire, un homme de bien ^ n'a rien à perdre en ce jour. La mortification lui rend la mort familière. Le détachement du plaisir le désaccoutume du corps ^ . Il a depuis fort longtemps, ou dénoué, ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent, [p. xiii] Il ne s'afflige donc pas de quitter son corps ; il sait qu'il ne le perd pas. Il a appris de l'Apôtre ^ que nous avons à faire un double voyage : car, tant que nous sommes dans le corps, nous voyageons loin de Dieu ; et quand nous sommes avec Dieu, nous voyageons loin du corps ". L'un et l'autre n'est qu'un vo3'age, et non une entière séparation, parce que nous passons dans le corps pour aller à Dieu, et que nous allons à Dieu dans l'espérance de retourner à nos corps. Ainsi, lorsque nous vivons dans cette chair, nous ne devons pas nous y attacher comme si nous y devions demeurer toujours ; et lorsqu'il en faut sortir, nous ne devons pas nous affliger comme si nous n'y devions jamais retourner. Par là, étant délivrés des soins inquiets de la vie [p. xiv] et des appréhensions de la mort, lorsque notre dernière heure approche, nous nous endormons en paix et en espérance. Car que crains-tu, âme chrétienne, dans les approches de la mort ? Crains-tu de perdre ton corps ? Mais que ta foi ne chancelle pas ; pourvu que tu le soumettes à l'Esprit de Dieu, cet Es23rit tout-puissant te le rendra meilleur^. Peut-être qu'en voyant tomber ta maison, tu appréhendes d'être sans retraite ; mais écoute le divin Apôtre : Nous savons, dit-il aux Corinthiens, nous ne sommes pas induits à le croire par