Var.: et arrêtant. — Édit. *.). Grég. Nàz., Orai. XL
bien mieux dû qu'aux princes et aux rois du monde, à qui David l'attribue ^.
[P. 12] David a dit" en son excès: 7'out homme est menteur '^ ; tout homme peut être trompeur et trompé, est capable ^ de mentir aux autres et de mentir à soimême. Vous donc, bienheureux esprits, qui régnez avec Jésus-Christ, vous n'êtes plus simplement des hommes, puisque vous êtes tellement unis à la vérité [p. 13] qu'il n'y aura plus désormais ni aucune ambiguïté qui vous l'enveloppe '', ni aucun faux jour ^ qui vous la déguise, ni aucune erreur qui la combatte, ni même aucun doute qui l'affaiblisse. Aussi, dans cet état bienheureux, ne faudra-t-il point la chercher par de grands efforts, ni la tirer de loin comme par machines et. par artifice, par une longue suite de conséquences et par un grand ' circuit de raisonnements. Elle s'offrira d'elle-même toute pure, toute manifeste, sans confusion, sans mélange, et ^ (( nous rendra, dit saint Jean, semblables à Dieu, parce que nous le verrons tel qu'il est : Cum apparuerit, similes ei erirnus, quia videhimus eum sicuti est ^ ))
1. Édit. : « Je l'ai dit, vous êtes des dieux, et vous êtes tous enfants du Très-Haut : Effo dixi, dii estis, et filii Exceîsi omnes (Ps. LXXXi, 6).
Mais remarquez ce qu'il dit ensuite:
Toutefois, ajoute-t-il, ô dieux de chair et de sang, ô dieux de terre et de poussière, ne vous laissez pas éblouir par cette divinité passagère et empruntée ; (( car enfin vous mourrez comme des hommes, et vous descendrez du trône au tombeau: Vosautem{ms.: Verumtamen) sicut homines morie7nini, et sicut unus de principibus cadetis. )) La majesté, je l'avoue, n'est jamais dissipée ni anéantie, et on la voit tout entière aller revêtir les successeurs {var. :
on la voit tout entière dans les successeurs). Le roi, disons-nous, ne meurt jamais, l'image de Dieu est immortelle ; mais cependant l'homme tombe {vai\ : meurt), et la gloire ne le suit pas dans le sépulcre. Il n'en est pas de la sorte des citoyens immortels de notre céleste patrie :
non seulement ils sont des dieux parce qu'ils ne sont plus sujets à la
mort, mais ils sont des dieux d'une autre manière parce qu'ils ne sont plus sujets au mensonge {var. : ils sont des dieux, ils ne mourront plus ; il sont des dieux, ils ne pourront plus tromper ni être trompés),
— Passage eiïacé, et remplacé par la phrase unique qu'on a lue dans le texte. Il est donc étonnant que toutes les éditions maintiennent cette première rédaction à la suite de la seconde, que l'auteur y a substituée.