‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 397 sur 532 · Var. : et de même qu'une mère flatte · texte numérisé non relu

Var. : et de même qu'une mère flatte

3. En marge, le latin, trop longue tirade pour être récitée entière :

Lœtamini cum Jérusalem, et exultate in ea, (omnes) qui diligitis eam ; gaudete cuvi ea gaudio... ; ut sugatis et repleamini ab uhere consolationis ejus ; ut mulgeatis et deliciis affluatis ah omnimoda gloria ehis. Quia hcec dicit Dominus : Ecce ego declinabo super eam quasi fliLvium pacis, et quasi torrentem inundantem gloriam ^entium... Quomodo si cui mater hlandiatur^ ita ego consolabor vos.

{Is.. LXYI, 10 et seq.)

4. La fin de ce second point, telle que la donnent toutes les éditions, est absolument inacceptable. Il y a au manuscrit plusieurs rédactions successives. Au lieu de s'ingénier à les fondre ensemble, il faut nécessairement opter. — Var. : (seconde

rédaction) : Quel cœur serait insensible à ces divines tendresses? Quittons, mes Frères, tous nos vains plaisirs. Aspirons à ces joies célestes, qui seront d'autant plus touchantes qu'elles seront accompagnées d'un parfait repos, parce que nous ne les pourrons jamais perdre.

[3^ point.] — Première rédaction :

Quel cœur serait insensible à ces divines tendresses ? Quittons, mes Frères, tous nos vains plaisirs. Que de désirs différents sentent les malades ! La santé revient, et tous ces appétits déréglés s'évanouissent.

Ne mettons point notre bonhexu" à contenter les appétits {var. : désirs) irréguliers que la maladie a fait naître, etc. (sic). — Note marginale : Heu ! quam nos subtiliter (les éditeurs corrigent : quam pueriliter nos) ille decipiendi artifex /allit...., ut non discernamus, gaudendi avidi., undeverius gaudeamus. [Julian. Pomer., de Vit. contempl..^ lib. II, cap. XIII.] C'est la maladie qui le désire.

5. Var. : le repos. — Première rédaction : de vous y donner. — Le pronom relatif est effacé.

Troisième Point.

[P. i] Le repos éternel des bienheureux nous a été iiguré dès l'origine du monde, lorsque, Dieu ayant tiré du néant ses créatures, et les ayant arrangées dans une si belle ordonnance ^ durant six jours, établit et sanctifia le jour du repos dans lequel, comme dit la sainte JÉcriture, il se reposa de tout son ouvrage ". Vous savez assez. Chrétiens, que Dieu, qui fait tout sans peine ''\ n'a pas besoin de se délasser de son travail ; et vous n'ignorez ^ non plus qu'en consacrant ce jour de repos, il n'a pas laissé depuis d'agir sans cesse. Mon Père, dit le Fils de Dieu, agit sans relâche \ Et s'il cessait un moment de soutenir l'univers par la force de sa puissance *^, le soleil s'égarerait de sa route, la mer forcerait toutes ses bornes, la terre branlerait sur son axe, en un mot, toute la nature serait en un moment replongée, je ne dis pas dans l'ancien chaos, mais dans une perte totale et dans le non-être. Quand donc il a plu à Dieu [p. ii] de sanctifier le septième jour et d'y établir son repos, il a voulu nous faire comprendre qu'après la continuelle action par laquelle il développe tout l'ordre des siècles, il a désigné un dernier jour, qui est le jour ^ de l'éternité, dans lequel il se reposera avec ses élus ; disons mieux, que ses élus se reposeront éternellement en lui-même. Tel est le sabbat mystérieux, tel est le jour de repos ^ qui est rései'vé au peuple de Dieu, selon la doctrine de l'Apôtre : Itaque relinquitur sahhatismus populo Dei, dit la savante Épître aux Hébreux ^.

Le fondement de ce repos des prédestinés, c'est que l'éternité leur est assurée. Car, mes Frères, l'Éternel

1. Var. :une si belle disposition. signifient: « Vous n'ignorez pas da- — les ayant disposées dans un si vantage. )j

bel ordre. 5. Joan., v, 17.

Page 1