‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 420 sur 532 · Yar. : elle nous fait écouter. chés · texte numérisé non relu

Yar. : elle nous fait écouter. chés

5. Yar. : tout ce qui accompagnera 12. Anciennes édit. : nous. — Le — précédera — le jugement dernier. texte de saint Paul semblait autori-

6. Yar.: dans de si effroyables rui- ser cette leçon. Maisrowsdu manusnes. — Édit. : et dans un renverse- crit revient aumême, en définitive, ment si affreux. Ce dernier mot est 13. Yar. : aujourd'hui.

tous les crimes et de tous les malheurs de la vie humaine, c'est le défaut d'attention et de vigilance. Si les justes tombent si souvent ^ après une longue persévérance, c'est qu'ils s'endorment dans la vue de leurs bonnes œuvres. Ils pensent avoir vaincu tout à fait leurs mauvais désirs : la confiance qu'ils ont en ce calme fait qu'ils abandonnent le gouvernail, c'est-à-dire qu'ils perdent " l'attention à eux-mêmes et à la prière. Ainsi ils périssent misérablement, et, pour avoir cessé de veiller, ils perdent en un moment tout le fruit de tant de travaux. Mais si l'attention et la vigilance est si nécessaire aux justes pour prévenir leur chute funeste, combien en ont besoin les pécheurs pour s'en relever, et pour réparer leurs ruines "^ ! C'est pourquoi, de tous les précei^tes que le Saint-Esprit a donnés aux hommes, il n'y en a aucun que le Fils de Dieu ait répété si [p. 2] souvent, que les saints apôtres [aient] inculqué avec i3lus de force que celui * de veiller sans cesse. Toutes les épîtres, tous les évangiles, toutes les pages de l'Écriture sont pleines de ces paroles : Veillez, priez, prenez garde, soyez prêts a toutes les heures, parce que vous ne savez pas à laquelle viendra le Seigneur''. En effet, faute de veiller à ^ notre salut et à notre conscience, notre ennemi, qui n'est que trop vigilant, et nos passions, qui ne sont que trop attentives à leurs objets, nous surprennent, nous emportent % nous mettent entièrement sous le joug, et traînent nos âmes captives devant le redoutable tribunal de Jésus-Christ, avant que nous ayons seulement songé à en prévenir les rigueurs par la pénitence. C'est ce dangereux assoupissement que craignait le divin Psalmiste, lorsqu'il faisait cette prière: Éclairez mes yeux, ô Seigneur! de peur que je ne m^ endorme dans la mort ^. C'est pour pré-

1 . Var. : perdent si souvent la a répété le plus souvent, celui que grâce. — Les anciens éditeurs met- les saints et les apôtres ont inculqué taient l'un et l'autre dans le texte. — pressé — avec plus de force, c'est M . G-azier renvoie a si souvent )) dans celui . .

la variante. 5. Matth., xxiv, 42; xxv, 13;

2. Var. : abandonnent le gouver- Marc, xilt. 33 ; Luc. xii, 40 ; xxi, nail ; ils perdent... 34 : Eom., xill, 12 ; Ephes., vi, 18...

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