Yar. : subsiste. d'abord ici, puis remplacé par <( in
4. Le latin est en marge ; mais le continent », dans les deux endroits, contexte semble indiquer l'intention Mais le second (( sans différer » est de le citer. C'est donc, à ce qu'il maintenu..
semble, une addition, et non une 7. Yar. : qu'il envoie.
note marginale. 8. Yar. : tout ce qu'elles avaient.
modestie, c'est-à-dire tout l'ornement de leur sexe; enfin le crime n'a plus pour nous une face étrange qui nous épouvante, mais il est devenu malheureusement familier, et n'étonne plus notre âme endurcie. N'appelez-vous pas cela un grand supplice ? Quoi ! dit le grand saint Augustin ^, si, lorsque nous péchons, nous étions frappés [p. 35] d'une soudaine maladie^, si nous jDerdions la vue, si nos forces nous abandonnaient, nous croirions que Dieu nous punit, et nous aurions un saint empressement d'apaiser sa juste fureur par une prompte pénitence^. Ce n'est pas la vue corporelle, mais c'est la lumière de l'âme cjui s'éteint en nous : ce n'est pas cette santé fragile que nous perdons ; mais Dieu nous livre à nos passions, qui sont nos maladies les plus dangereuses. Nous ne voyons plus, nous ne goûtons plus les vérités de la foi. Aveugles et endurcis, nous tombons dans un assoupissement et dans une insensibilité mortelle ; et pendant que Dieu nous y abandonne par une juste punition, nous ne sentons pas sa main vengeresse, et nous croyons c^u'il nous pardonne et qu'il nous épargne. Que nous sert de vivre et de subsister aux yeux des hommes, si cependant nous sommes morts, perdus devant Dieu et devant ses anges ? « Nomen^ hahes quod vivas, et mortuus es ^ : On vous appelle vivant ; mais en effet vous êtes mort. » Pour faire mourir un arbre, il n'est pas toujours nécessaire C[u'on le déracine. Voyez ce grand chêne [p. 36] desséché c^ui ne pousse plus, qui ne fleurit plus, qui n'a plus de glands ^ ni de feuille [s] ; il a la mort dans le sein et dans la racine; il n'en est pas moins ferme ^ sur son