‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 437 sur 532 · M. Gazier place ici le latin ; les putatur Deus · texte numérisé non relu

M. Gazier place ici le latin ; les putatur Deus

anciens éditeurs le renvoyaient trois 4. Addition marginale, texte et phrases plus bas (après : (( qu'il nous traduction. — Phrase effacée: Eveilépargne ))). En réalité, l'auteur ne lons-nous donc sans délai, puisque lui assigne aucune place dans le chaque délai aggrave nos peines, texte, n'ayant pas apparemment 5. Apoc, m, 1. l'intention de le réciter : il se lit en 6. Var. : de fruit, marge, au bas de la p. 34 ; et le dé- 7. Var. : quoiqu'il ait la mort dans veloppement presque entier, à la le sein et dans la racine, il n'en est page suivante. — Voici cette note pas moins ferme...

SERMON SUR l'eNDURCISSEMENT. 5()9

tronc ; il n'en étend pas moins ses vastes rameaux. Clirétienj dont le cœur est endurci, voilà ton image. [p. 37] Bois aride, Dieu n'a pas encore frappé ta racine, et ne t'a pas précipité de ton haut pour te jeter dans le feu ^ ; mais il a retiré l'esprit de vie.

Craignez donc, pécheurs endormis ", craignez le dernier endurcissement. Éveill[ez-v]ous ^, il est temps. Pourquoi endurcissez-vous ^ vos cœurs comme Pharaon ? Éveillez-vous sans délai, puisque chaque délai aggrave vos peines. Car attendez-vous à vous éveiller que vous soyez retourné [s] parmi vos plaisirs ? Et quand faut-il que le chrétien veille, sinon quand Jésus-Christ parle ? Faites réflexion sur vous-même [s] ■" : pensez-vous être bien loin de cette mortelle léthargie, de cet endurcissement funeste, dont vous êtes menacé [s] si terriblement par tant d'oracles de l'Écriture ? Songez à vos premières chutes : votre cœur vous frappait alors : Percussit [autem^ cor David eum ^. Vos remords étaient plus vifs, et vos retours à Dieu plus fréquents. Vous périssiez, [p. 38] mais souvent vous versiez des larmes sur votre perte, et vos tristes funérailles étaient du moins honorées de quelque deuil. Maintenant vous paraissez confirmé [s] dans votre crime : les saints avertissements ne vous touchent plus ; les sacrements vous sont inutiles. Craignez enfin. Chrétiens, que Dieu ne nous livre au sens réprouvé, et que notre âme ne devienne un vaisseau cassé et rompu qui ne puisse plus contenir la grâce. C'est de quoi sont menacés par le Saint-Esprit ceux qui profanent les sacrements par leur [s] rechutes, et qui entretiennent leurs mauvais désirs par leur complaisance.

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