Var. : pompeux. 8. Var. : car c'est à dire tout dé
4. Act., X, 38.' truire et tout ravager. 6. Var. : car qu'y a-t-il {ms. : qui
l'ont payé, selon leur coutume, d'ingratitude : Et heatus [est] qui non [fuerit scandalizatus in me] !
Voilà en peu de paroles ce qui nous est proposé dans notre évangile ; mais, pour en tirer les instructions, il faut un plus long discours, dans lequel je ne puis entrer qu'après avoir imploré le secours d'en haut : Ave.
Ce n'est plus en illuminant les aveugles, ni en faisant marcher les estropiés, ni en purifiant les lépreux, ni en ressuscitant les morts, que Jésus-Christ autorise sa mission et fait connaître aux hommes sa divinité. Ces choses ont été faites durant les jours de sa vie mortelle, et continuées dans sa sainte Église tant qu'il a été nécessaire pour poser ^ les fondements de la foi naissante. Mais ces miracles sensibles, qui ont été faits par le Fils de Dieu sur des personnes particulières et pendant un temps limité, étaient les signes sacrés d'autres miracles spirituels, qui n'ont point de bornes' semblables, ni pour les temps, ni pour les personnes, puisqu'ils regardent également tous les hommes et tous les siècles.
En effet, ce ne sont point seulement des particuliers aveugles, estropiés et lépreux qui demandent au Fils de Dieu le secours de sa main puissante. Mais plutôt tout le genre humain, si nous le savons comprendre ■^, est ce sourd et cet aveugle qui a perdu la connaissance de Dieu et ne peut plus entendre sa voix ; le genre humain est ce boiteux qui, n'ayant aucune règle des mœurs ^, ne peut plus ni marcher droit, ni se soutenir ; enfin le genre humain est tout ensemble et ce lépreux et ce mort qui, faute de trouver quelqu'un qui le retire du péché, ne peut ni se purifier de ses taches ^, ni éviter sa corruption. Jésus-Christ a rendu l'ouïe à ce sourd et la clarté à cet aveugle quand il a fondé la foi ; Jésus-Christ a redressé ce boiteux quand il a