Var. : si bien (1665). — La — à Dieu
correction est de 1 669. 7. La fin de cette phrase et celle
3. Passage refait en 1669. Voici de la précédente sont des additionsla rédaction de 1665, en partie de 1668.
effacée : « ... qu'il a mal posé les 8. Habac, l, 4.
fondements? Au contraire, ne ju- 9. Var. : assez corrompu [pour]
gérai- je pas par la beauté manifeste qu'il n'y ait quelque péché qui lui
de ce qu'il me montre {var. : par ce déplaise. — Peut-être pourrait-on
qu'il me montre — par ce que je laisser ici : « assez ... que... : )>
vois) que c'est la même sagesse qui locution fautive, qui semble calquée
a disposé ce qu'il me cache ? )) sur <i si... que, » latinisme. La.
4. Var. : Hé ! ne parlez pas da- correction est aussi toute latine, vantage. — Anciennes édit.: n'ache-
intrigue dangereuse. Ainsi toute la loi sera mutilée, et: nous verrons ^, comme disait le grand saint Hilaire daas un autre sujet ', « une aussi grande variété dans la doctrine que nous en voyons dans les mœurs, et autant de sortes de foi qu'il y a d'inclinations différentes : Tôt nunc fides existere, quoi vohintates ; et tôt nobis doctrinas esse, quot mores ^ . »
[P. ix] Laissez-vous donc conduire à ces lois si saintes, et faites-en votre règle '\ Et ne me dites pas qu'elle est trop parfaite et qu'on ne peut y atteindre. C'est ce que disent les lâches et les paresseux. Es trouvent obstacle à tout ; tout leur paraît impossible ; et lorsqu'il n^y a rien à craindre, ils se donnent à eux-même[s] de vaines frayeurs et des terreurs imaginaires : « Dicit lyiger : Léo est in via et lesena in itinerihus^. Dicit piger: Léo est foris, in medio platearmn occidendus sum ^ : Le paresseux dit : Je ne puis partir, il y a un lion sur ma route ; la lionne me dévorera sur les grands chemins... » Il trouve toujours des difficultés, et il ne s'efforce jamais d'en vaincre aucune. En effet, vous C{ui nous objectez que la loi de l'Évangile est trop parfaite et surpasse les forces humaines, avez-vous jamais essayé de la pratiquer ? Contez-nous donc vos efforts ; montrez-nous les démarches que vous avez faites. Avant que de vous plaindre de votre impuissance, que ne commencez-vous quelque chose ? Le second pas, direzvous, est impossible : oui, si vous ne faites jamais le premier. Commencez donc à marcher, et avancez i^ar degrés : vous verrez les choses se faciliter, et le cheniiii s'aplanir manifestement devant vous. Mais, qu'avant C[ue d'avoir tenté, vous nous disiez tout impossible ; que vous soyez fatigué et harassé du chemin sans vous être ^ remué de votre place, et accablé d'un travail que vous n'avez pas encore entrepris, c'est une lâcheté non seulement ridicule^, mais insupportable. Au reste, comment