Var. : donne. souvent à point par les éditeurs du
2. Première rédaction (1665) : XYlil* siècle.) M. Gazier a rétabli n'est pas médiocre. — Voy. t. IV, la leçon véritable, qui est une corp. 670, une première rédaction effa- rection.
cée dès 1665. 5. Addition (1668), qui s'achève
3. Yar. : car qu'y a-t-il (m.s. : qui par: etc. D'où les éditeurs se sont at il) de plus facile ? — M. G-azier crus autorisés à compléter la citaconserve ces mots dans le texte, à la tion, soit en français, soit en latin, suite de la surcharge : « quelle élo- Mais etc. signifie simplement qu'il •quence ?... )) faut chercher la suite dans la pre-
4. Anciennes édit. : pas. (Préféré mière rédaction : « Mais c'est... »
Sermons de Bossuet. — V, 38
« ces miséricordes qui sont innombrables : Misericordiœ ejus non est numerus ^. »
[P. 5] Et toutefois, Chrétiens, il n'est pas juste que la dureté et l'ingratitude des hommes ravissent à la bonté du Sauveur les louanges qui lui sont dues. Élevons donc notre voix, et prononçons hautement que sa miséricorde est immense. L'homme devait mourir dans son crime ; Jésus-Christ est mort en sa place. Il est écrit du pécheur que son sang doit être sur lui ^ ; mais le sang de Jésus-Christ et le couvre et le protège. O hommes, ne cherchez plus l'expiation de vos crimes dans le sang des animaux égorgés. Dussiez-vous dépeupler tous vos troupeaux par vos hécatombes, la vie des bêtes ne peut point payer pour la vie des hommes. Voici Jésus-Christ qui s'offre, homme pour les hommes, homme innocent pour les coupables, Homme-Dieu pour des hommes purs ^ et pour de simples mortels ^. Jésus- Christ est mort une fois ; mais le fruit de sa mort est éternel : Jésus-Christ est mort une fois ; mais il est tonjoin^s vivant, afin d^ intercéder pour nous, comme dit le divin Apôtre ^.
[P. c] Il y a donc pour nous dans le ciel une miséricorde infinie ; mais, pour nous être appliquée en terre, elle est toute communiquée à la sainte Église dans le sacrement de pénitence. Car écoutez les paroles de l'institution : Tout ce que vous remettrez sera remis; tout ce que vous délierez sera délié ^. Vous y voyez une bonté qui n'a point de bornes. C'est en quoi elle diffère d'avec le baptême, ce II n'y a qu'un baptême, dit le saint Apôtre, et il ne se répète plus : JJnus Dominus, una fides, unum haptisma \ » Les portes de la pénitence sont toujours ouvertes. Venez dix fois, venez cent fois.