Var.: ne sera pas résolue. ad
4. Yar.: saint Ambroise et après 5. Yar. :... cet esprit fervent.
lui saint Thomas. — Cette première 6. Utérus Mariée, Sjnritu ferventi
rédaction amenait la citation sui- qui supervenit in eam replevit orbem
vante, après celle de saint Ambroise terrarum, cum peperit Snlvatorem.
rapportée par le Docteur angéli- {ii.Amhros., De Inst.virg., cap. Xll).
que : (( Et plus loin : Tantam gratiœ 7. Yar. : c'est que la Sagesse divine
Jésus-Christ par la sainte Vierge, et les dons de Dieu sont sans repentance ^, cet ordre ~ ne se change plus^ Il est et sera toujours véritable qu'ayant reçu par sa charité ^ le principe universel de la grâce *, nous en recevions encore par son entremise les diverses applications dans tous [les] états différents qui composent la vie chrétienne. Sa charité maternelle ayant tant contribué à notre salut dans le mystère de l'Incarnation, qui est le principe universel de la grâce, elle y contribuera éternellement dans toutes les autres opérations ^, qui n'en sont que des dépendances.
La théologie reconnaît trois opérations principales de la grâce de Jésus-Christ : Dieu nous appelle. Dieu nous justifie, Dieu nous donne la persévérance. La vocation, c'est le premier pas ; la justification fait notre progrès ; la persévérance conclut le voyage et, ce qui ne se trouve pas sur la terre ^, unit la gloire et le repos, dans la patrie '^ .
Vous savez qu'en ces trois états, l'influence de Jésus- Christ nous est nécessaire ; mais il faut vous [p. 6] faire voir par les Écritures que la charité de Marie est associée à ces trois ouvrages, et peut-être ne croyezvous pas que ces vérités soient si claires dans l'Évangile que j'espère de les y montrer en peu de paroles.
La grâce de la vocation nous est figurée par la soudaine illumination que reçoit le saint Précurseur dans les entrailles de sa mère. Considérez ce miracle ; vous y verrez une image des pécheurs que la grâce appelle. Jean est ici dans l'obscurité des entrailles maternelles ; où êtes-vous, ô pécheurs ? dans quelle nuit ! dans quelles ténèbres ! Jean ne peut ni voir ni entendre ; pécheurs, quelle surdité semblable ^ à la vôtre, et quel aveuglement pareil % puisque le ciel tonne en vain sur vous
ayant une fois résolu de dous don- de la grâce.
ner. 6. Cette sorte de parenthèse est