Var. : croyons. (Prov., xvi
4. Gen., iv, 9. 6. Yar. : mettre devant les j^eux 0. En marge, ce texte que Deforis 7. Matt., x viii, 15.
traduit et insère à la fin de la pério-
Sermons do Bossuet. — Y. 7
l'utilité, et triompher de leur ami plutôt que de le servir. Pourquoi le reprenez-vous, ou pourquoi vous en vantez-vous devant tout le monde ? C'était une charitable correction, et non une insulte outrageuse ^ que vous av[i]ez à lui faire. Le Maître avait commandé ^ : B eprenez-le ^ dit-il ^, entre vous et lui; parlez en secret, parlez à l'oreille. N'épargnez pas le vice, mais épargnez la pudeur ; et que votre discrétion fasse sentir au coupable que c'est un ami qui parle.
Mais surtout venez animé d'une charité véritable : pesez cette parole du Sauveur des âmes : S'il vous^ écoute, dit-il ^, vous aurez gagné votre frère. Quoiqu'il se fâche, quoiqu'il s'irrite, ne vous emportez jamais. Faites comme les médecins : pendant qu'un malade troublé leur dit des injures, ils lui appliquent des remèdes : Audiunt convitium, prœhent medicamentum, dit saint Augustin^. Suivez l'exemple de saint Cyprien,. dont le même saint Augustin a dit ce beau mot, « qu'il reprenait les pécheurs avec une force invincible, et aussi qu'il les supportait avec une patience infatigable : Et veritatls lihertate redarguit, et charitatis virtute sustinuit \ »
[P. 19] Mais pendant que le Fils de Dieu nous prépare avec tant de soin des avertissements autant charitables que fermes et vigoureux, songeons à les bien recevoir. Apprenons de lui à connaître nos véritables amis, et à les distinguer d'avec les flatteurs. Que dirai-je ici. Chrétiens, et quel remède pourrai-je trouver contre un poison si subtil ? Il ne suffit pas d'avertir les hommes de se tenir sur leurs gardes : car qui ne se tient pas pour tout averti ? Où sont ceux qui ne craignent pas les embûches de la flatterie ? Mais, en les craignant, on y tombe ; et le flatteur nous tourne en tant de façons qu'il est malaisé de lui échapper. De dire, avec cet
1. Var. : injurieuse. — Les deux âmes. — Les deux rédactions dans adjectifs sont en surcharge, et au le texte des éditeurs.
masculin ; mais le texte primitif, 3. Matth., xviii, 15.
conservé, porte : « vne insulte. » — 4. Jbid.
Première rédaction : (( C'est une cor- 5. Serm. rccLVll, n. 4.
rection, et non une insulte que vous 6 De Bapt. contr. Donat., lib. Yr
avez à lui faire. » cap. :^vii. — Ms. : Et libertatîs vi-