‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 3)Chapitre 92 sur 532 · Ms. : et portavit. nous produire · texte numérisé non relu

Ms. : et portavit. nous produire

Pi. Deuter., xxxii, H. 10. Var. ; un ouvrage.

santé, parce que l'adoration que nous lui rendons n'enferme pas seulement une certaine admiration mêlée d'un respect profond pour sa grandeur incompréhensible, ni une entière dépendance de son absolue souveraineté, mais encore un retour volontaire à sa bonté infinie, comme à celle où nous trouverons dans la perfection de notre être le terme de nos désirs et le repos de notre cœur : « Adorahunt Patrem : un Père ^ ! »

]\Iais encore qu'il n'y ait rien de plus manifeste que la bonté de Dieu, il est vrai, néanmoins, Messieurs, que nous la méconnaissons souvent ~. Et certes, si nous étions persuadés, comme nous devons, que Dieu est essentiellement bon et bienfaisant, nous ne nous plaindrions jamais [p. 14] qu'il nous refuse aucun bien ; et lorsque nous n'obtenons pas ce que nous lui demandons dans nos prières, nous croirions nécessairement de deux choses l'une, ou que ce n'est pas un bien véritable que nous demandons, ou que nous ne sommes pas bien disposés à le recevoir.

Mais, comme je prévois dans ce discours un autre lieu plus commode pour traiter cette vérité, maintenant je n'en dirai pas davantage ; et pour conclure le raisonnement de cette première partie, j'ajouterai. Chrétiens, qu'encore que je me sois attaché à vous exposer les trois premières notions qui ont principalement porté les hommes à adorer Dieu, à savoir la perfection de son être, la souveraineté de sa puissance et la bonté de sa nature, je reconnais toutefois que, pour adorer en vérité cette essence infinie, il faut aussi connaître véritablement tous ses autres divins attributs. Cependant, comme le traité en serait immense, trouvez bon que je vous renvoie en un mot à la foi de l'Église catholique, et tenez donc pour indubitable que, comme l'Église catholique est le seul véritable temple de Dieu, catholicum [p. 15] Dei templum, ainsi que Tertullien l'appelle ^, elle est aussi le seul où Dieu est adoré en vé-

1. Quatre mots ajoutés plus tard, que Dieu soit capable de nous z-efuà ce qu'il semble, lorsque l'auteur a ser aucun bien. Mais ou pas bien, relu son discours. ou empêchement (1666). (Esquisse

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