Luc, IT, 27. — Parce que nous connaissons Dieu
2. Act., Yli, 48 ; xyit, 24. nous l'aimons : parce que nous ne
3. Nous avons cité dans V Histoire le comprenons pas, nous l'adorons. » critique de la Prédication de Bossuet — Cette seconde pensée a fourni (p. 8) le cahier de Remarques mo- plus haut, dans le 1er point, la î'aZeif,rédigé par notre orateur,quand matière d'un autre développement, il méditait à l'avance les sujets qu'il L'une et l'autre sont marquées du traiterait dans cette station. On y chiffre 10 : ce serait bien en effet le lit : « La retraite et l'oraison nous numéro d'ordre du pi-ésent sermon, apprennent à mourir, parce que s'il n'y avait pas eu de lacunes dans celle-là détache le sens des objets la série.
externes, et celle-ci l'espi'itdes sens. 4. Orat.^ xi {nunc viii), n. 17.
h dégoût^. Entendons par là, Chrétiens, que, dans la nouvelle Alliance, il demande d'autres sacrifices. Il veut des offrandes spirituelles et des victimes raisonnables. Ainsi donnez-lui l'esprit et le cœur ; autrement il vous dira par la bouche de son prophète Amos que, si vous ne chantez ^ en esprit, quelque douce ^ que soit la musique que vous faites résonner dans son sacrifice, votre harmonie^ l'incommode, et que vos accords les plus justes ne font à ses oreilles qu'un bruit importun : Aufer a me tuniultum carminum tuorum, et cantica lyrœ tuœ non audiam ^.
Si donc nous lui voulons faire une oraison agréable, il faut pouvoir dire avec ^ David : a O Seigneur, votre serviteur a trouvé son cœur pour vous faire cette prière : Inveîdt servus tuus cor suum ut oraret te oratione hac \ y) O ! qu'il s'enfuit loin de nous, ce cœur vagabond, quand nous approchons de Dieu ! [p. 23 J Étrange faiblesse de l'homme ! je ne dis pas les affaires, mais les moindres divertissements rendent notre esprit attentif : nous ne le pouvons tenir devant Dieu ; et, outre qu'il ne nous échappe que trop par son propre égarement, nous le promenons encore volontairement deçà et delà. Nous parlons, nous écoutons; et comme si c'était peu d'être détourné par les autres, nousmêmes nous étourdissons notre esprit par le tumulte intérieur de nos vaines imaginations^. Chrétiens, où êtes-vous ? Venez-vous adorer ou vous moquer ? Parlez-vous en cette sorte au moindre mortel ? Ha ! rappelez votre cœur, faites revenir ce fugitif ; et s'il vous échappe malgré vous, déplorez devant Dieu ses égarements^; dites-lui avec ^^ le Psalmiste : « O Seigneur,