x7-. au.\ mcditations de ces âiiiCs qui
I06 l'OUR LE SAMEUl-SAINT.
toute cette mystagogic ('). N'est-il pas vrai que c'est la secrète réflexion de quantité de personnes, lorsqu'on traite de ces mystères ?
pu'est-ce a dire ceci, chrétiens ? En quelle école ont-ils été'élevés ? Ignorent-ils qu'il n'y a quasi point de maximes que les saints docteurs de l'Église aient plus souvent inculquées; et que qui ôterait des écrits de l'Apôtre les endroits où il explique cette doctrine, | p. 4 1 ^^^^ seulement il (■) énerverait ses raisonnements invincibles, mais^ encore il effacerait la plus grande partie de ses divines Épîtres ? D'où vient donc, j(^ vous prie, que nous avons si peu de ooùt pour c(\s vérités ? d'où vient cela, sinon du dérècrlement de nos mcL'urs ? Sans doute nous ne permettons pas à l'esprit de Dieu d'habiter ni assez longtemps m assez profondément dans nos âmes, pour nous faire sentir ses divines opérations ; car le Sauveur ayant dit à ses apôtres qu'il leur enverrait {') « cet Esprit consolateur que le monde ne connaissait pas : pour vous, ajoute-t-il, mes disciples, vous le connaîtrez, parce qu'il sera en vous et habitera dans vos cœurs • » Vos autem cognoscetis ettm ; quia apud vos mancbit, et in vobis erit {^). Par où nous voyons que si nous le laissions habiter quelque temps dans nos âmes, il ferait sentir sa présence par les bonnes œuvres, esquelles (f) sa main puissante porterait nos affections ; et comme il n'y a point de christianisme en nos mœurs, comme nous menons une vie toute séculière et toute païenne, de là vient que nous ne remarquons aucun effet de notre seconde naissance.
Ainsi, chrétiens, pour vous instruire de ces vérités, le plus court serait de vous renvoyer à l'école du Saint-Esprit et à une pratique soigneuse des préceptes évangéliques. Mais puisque la saine doctrine est un excellent préparatif à la bonne vie, et que les solennités pascales, que nous avons aujourd'hui commencées, nous invitent à nous [p. 5 | entre-
a. Joaji., XIV, 16, 17.