‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 4)Chapitre 109 sur 296 · DEUXIEME ET TROISIÈME POINTS · texte numérisé non relu

DEUXIEME ET TROISIÈME POINTS

Saint Augustin distingue deux sortes de vie en l'âme : l'une, qu'elle communique au corps ; et l'autre, dont elle vit elle-même: Aliud est enimin anima unde corpus vivificahiTy aiiud tmde ipsa vivificatur if) ; comme elle est la vie du corps, ce saint évêque prétend que Dieu est sa vie: Vita corporis anima est, vita animœ Deus est ('''). Expliquons, s'il vous plaît, sa pensée, et suivons son raisonnement. Afin que l'âme donne la vie au corps, elle doit avoir par nécessité trois conditions : il faut qu'elle soit plus noble ; car il est plus noble de donner que de recevoir : il faut qu'elle soit unie ; car il est manifeste que notre vie ne peut être hors de nous : il faut qu'elle lui communique des opérations que le corps ne puisse exercer sans elle ; car il est certain que la vie consiste principalement dans l'action. Que si nous trouvons que Dieu a excellemment ces trois qualités à l'égard de l'âme, sans doute il sera sa vie à aussi bon titre qu'elle-même est la vie du corps. Voyons en peu de mots ce qui en est.

Et premièrement, que Dieu soit, sans comparaison, audessus de l'âme, cela ne doit pas seulement entrer en contestation. Dieu ne serait pas notre souverain bien, s'il n'était plus noble que nous, et si nous n'étions beaucoup mieux cmi lui qu'en nous- [p. 24] mêmes. Pour l'union, il n'y a non plus di; sujet d'en douter à des chrétiens après que le Sauveur a dit tant de fois que le Saint-Esprit habiterait dans nos âmes (' ), et l'Apôtre, que « la charité a été répandue en nos ccrurs

a. In Joan.y Tract. XIX, n. 12. — b. Seim. ci-Xi, n. 6. — c. Joan., xiv, 17.

par le Saint-Esprit qui nous a été donné {''), » Et, en vérité, Dieu étant tout notre bonheur, il faut par nécessité qu'il se j)uisse unir :i nos âmes ; parce qu'il n'est pas concevable que notre bonheur et notre félicité ne soit point en nous. Reste donc à voir si notre âme, par cette union, est élevée à quel- (pie action de vie dont sa nature soit incapable. Ne nous éloignons pas de saint Augustin. « Certes, dit ce grand homme. Dieu est une vie immuable ; il est toujours ce qu'il est, toujours en soi, toujours à soi : » Bs^ ipse seinper in se, est ita nt est, non aliter nnnc, aliter postea, aliter a^itea {^). Il ne se peut faire que l'âme ne devienne meilleure, plus noble, plus excellente, s'unissant à cet Etre souverain, très excellent, et très bon : étant meilleure, elle agira mieux ; et vous le voyez dans les justes : « car leur âme, dit saint Augustin, s'élevant à un Être qui est au-dessus d'elle et duquel elle est, reçoit la justice, la piété, la sagesse : » Cu7n se erigit ad aliquid qnoct \ipsa non est, et çtiod^ supra ipsam est et a quo ipsa est, percipit sapientiain,justitiam, pietatem (^). Elle croit en Dieu, elle espère en Dieu, elle aime Dieu. Parlons mieux: comme saint Paul dit que « l'Esprit de Dieu crie, et gémit, et demande en nous, » Spii'itns postulat pro Jtobis (^), aussi faut-il dire que le même [p. 25] Esprit croit, espère et aime en nos âmes, parce que c'est lui qui forme en nous cette foi, cette espérance et ce saint amour. Par conséquent aimer Dieu, croire en Dieu, espérer en Dieu, ce sont des opérations toutes divines, que l'âme n'aurait jamais, sans l'opération, sans l'union, sans la communication de l'Esprit de Dieu. Ce sont aussi des actions de vie, et d'une vie éternelle. Il est donc vrai que Dieu est notre vie.

O joie ! ô félicité ! qui ne s'estimerait heureux de vivre d'une telle vie? qui ne la préférerait à toutes sortes de biens? qui n'exposerait plutôt mille et mille fois cette vie mortelle que de perdre une vie si divine ? Cependant notre premier père l'avait perdue pour lui et pour ses enfants. Sans le Fils de Dieu, nous en étions privés à jamais. Mais « Je suis venu, dit-il, afin qu'ils vivent, et qu'ils vivent plus abondamment:»

a. Rofn., V, 5. — b. In Joan. Tract, xix, n. 1 1. M s. Ipse est.., non aliter antea, aliter postea. — c. Ibid., n. 12. — d. Rom., vni, 26.

Ego veni ut vitam habeant, et abundanthis habeant {^\ En effet, j'ai remarqué avec beaucoup de plaisir que dans tous les discours du Sauveur qui nous sont rapportés dans son Évangile, il ne parle que de vie, il ne promet que vie. D'où vient que saint Pierre, lorsqu'il lui demande s'il le veut quitter : « Maître, où irions-nous? dit-il : vous avez des paroles de vie éternelle (^'). » Et le Fils de Dieu lui-même : « Les paroles que je vous dis, sont esprit et vie ['). » C'est qu'il savait bien que les hommes [p. 26] n'ayant rien de plus cher que vivre, il n'y a point de charme plus puissant pour eux que cette espérance de vie. Ce qui a donné occasion à Clément Alexandrin de dire dans cette belle hymne qu'il adresse à Jésus le roi des enfants, c'est-à-dire des nouveaux baptisés, que « ce divin Pêcheur (ainsi appelle-t-il le Sauveur) retirait les poissons de la mer orageuse du siècle, et les attirait dans ses filets par l'appât d'une douce vie, » dulcivita inescans.

Et c'est ici, chrétiens, où il est à propos d'élever un peu nos esprits, pourvoir dans la personne du Sauveur Jésus l'origine de notre vie. La vie de Dieu n'est que raison et intelligence ; et le Fils de Dieu procédant de cette vie et de cette intelligence, il est lui-même vie et intelligence. Pour cela, il dit en saint Jean que « comme le Père a la vie en soi, aussi a-t-il donné à son Fils d'avoir la vie en soi ('''). » C'est pourquoi les anciens l'ont appelé la vie, la raison, la lumière, et l'intelligence du Père (') ; et cela est très bien fondé dans les Écritures. Étant donc la vie par essence, c'est à lui à promettre, c'est à lui à donner la vie. L'humanité sainte qu'il a daigné prendre dans la plénitude des temps, touchant de si près à la vie, en ]:)rend tellement la vertu, qu'il en jaillit une source inépuisable d'eau vive : quiconque en boira aura la vie éternelle (/\ Il serait impossible de vous dire les belles choses que les saints Pères ont dites sur cette matière, surtout le grand saint Cyrille d'Alexandrie ('). Souvenez-vous seulement de ce qucî l'on vous donne à ces [p. 27] redoutables autels: voici le temps auquel tous les fidèles

a. Joan.^ X, lo. — b. Joan.^ VI, 69. — c. Ibid.^ 64. — d. Joan., V, z(\ c. Tertull., adi'ers. Prn.v., n. 5, 6; S. Alhanas., Ornf. conir. iicnl., 11.4'). — /. Joan.^ i\', 14. — ir. In Joan.^ lib. IV, caj). \\.

y doivent participer. Kst-rc du pain commun que Ton vous présente? n'est-ce pas « le Pain de vie>, ou plutôt n'est-ce pas un pain vivant que vous mancrez pour avoir la vie ? Car ce pain sacré, c'est la saintes chair de Ji';sus, cette chair vivante, icite chair conjointe à la vie, cette chair toute remplie et toute [)cnctrée d'un (îsi)rit vivifiant. Que si ce pain commun, (jui n'a pas de vie, conserve celle de nos corps, de quelle vie admirable ne vivrons-nous pas, nous qui mangeons un pain \ivani, mais qui manoreons la vie même à la table du Dieu vivant ! Oui a jamais ouï parler d'un tel prodige, que l'on pût manger la vie? Il n'apparu'ent qu'à Ji'sus de nous donner une telle viande. Il est la vie par nature: qui le mange mange la vie. () délicieux banquet des enfants de Dieu ! ô table délicate, ô manger savoureux ! Jugez de l'excellence de la vie par la douceur de la nourriture. Mais plutôt, afin que vous en connaissiez mieux le prix, il faut que je vous la décrive dans toute son étendue.

Elle a ses progrès, elle a ses âges divers : Dieu, qui anime les justes par sa présence, ne les renouvelle pas tout en un instant. Sans doute, si nous considérons tous les changements admirables que Dieu opère en eux durant tout le cours de cette vie bienheureuse, il ne se pourra faire que nous ne l'aimions ; et si nous l'aimons, nous serons poussés du désir de la conserver immortelle. Imitons en nous [p. 28] l'immortalité du Sauveur. C'est à quoi j'aurai, s'il vous en sou vient, à vous exhorter, lorsque je serai venu à ma troisième partie. Et puisqu'elle a tant de connexion avec celle que nous traitons, et qu'elle n'en est, comme vous voyez, qu'une conséquence, je joindrai l'une et l'autre dans une même suite de discours. Disons en peu de mots, autant qu'il sera nécessaire pour se faire entendre.

Cette Aigle de l'Apocalypse, qui crie par trois fois d'une voix foudroyante au milieu des airs : « Malheur sur les habitants de la terre, » F^, v^, vœ habitantibus in terra (;'), semble nous parler de la triple calamité dans laquelle notre nature est tombée. L'homme dans la sainteté d'origine, étant entièrement animé de l'Esprit de Dieu, en recevait ces trois

a. Apoc, vni, 13. — Ms. super terrain.

dons, l'innocence, la paix, l'immortalité. Le diable, par le péché, lui a ravi l'innocence ; la convoitise s'étant soulevée, a troublé la paix ; l'immortalité a cédé à la nécessité de la mort : voilà l'ouvrage de Satan opposé à l'ouvrage de Dieu. Or, le Fils de Dieu est venu « pour dissoudre l'œuvre du diable ('^), » et réformer l'homme selon la première [image] de son Créateur : ce sont les propres mots de saint Paul (^). Pour cela, il a répandu son Esprit dans l'âme des justes : afin de les faire vivre ; et « cet Esprit ne cesse de les renouveler tous les jours : » cela est encore de l'Apôtre, rcnovaUw de die in diein (^). Mais Dieu ne veut pas qu'ils soient changés tout à coup. Il y a trois dons à leur rendre; [p. 29] il y aura aussi trois différents âges, par lesquels, de degré en degré, ils deviendront « hommes faits », in vi^^um perfediim ('0- Grand Apôtre, ce sont vos paroles, et vous serez aujourd'hui notre conducteur. Et Dieu l'a ordonné de la sorte, afin de faire voir à ses bien-aimés les opérations de sa grâce les unes après les autres : de sorte que dans ce monde il répare leur innocence ; dans le ciel il leur donne la paix ; à la résurrection générale il les orne d'immortalité. Par ces trois âges « les justes arrivent à la plénitude de Jésus-Christ, » ainsi que parle saint Paul, in menstiram œtatis plenitudinis Christiiy\ La vie présente est comme l'enfance: celle dont les saints jouissent au ciel, ressemble à la fleur de l'âge : après, suivra la maturité dans la résurrection générale. Au reste, cette vie n'apoint de vieillesse ; parce qu'étant toute divine, elle n'est point sujette au déclin : de là vient qu'elle n'a que trois âges; au lieu que celle que nous passons sur la terre souffre la vicissitude de quatre différentes saisons.

Je dis que les saints en ce monde sont comme dans leur enfance, et en voici la raison. Tout ce qui se rencontre dans la suite de la vie se commence dans les enfants : or nous avons dit que toute l'opération du Saint-Esprit, par laciuelle il anime les justes, consiste à surmonter en eux ces trois furieux ennemis que le diable nous a suscités, le péché, la concupiscence et la mort. Comment est-ce que Dieu lt\s

a. \ Joan., m, 8. — b. Coloss., m, lo. — c. II Cor.^ iv, i6. — d. Eph,^ IV, 13. — e. Ibid.

iniiic pendant cette vie ? Avant toutes choses, il ruine entlL-ninciU le péché : la concupiscence y remue encore; mais elle y est combattue, [p. 30 | et de plus elle y est surmontée : pour la mort, elle y exerce son empire sans résistance ; mais aussi l'immortalité est promise. Considérez ce progrès : le péché ruiné lait leur sanctification ; la concupiscence combattue, c est leur exercice ; l'immortalité promise est le fondement de leur espérance. Et ne remarquez-vous pas en ces ir(^is choses les vrais caractères d'enfants ? Comme à des enfants, l'innocence leur est rendue. Si le Saint-Esprit combat r.n eux la concupiscence, c'est pour h^s fortifier doucement par cet exercice, et pour former peu à peu leurs linéaments selon l'image de Notre-Seigneur. Enfin y a-t-il rien de plus convenable que de les entretenir, comme des enfants bien nés, d'une sainte et fidèle espérance ? Sainte enfance des chrétiens, que tu es aimable ! Tu as, je l'avoue, tes gémissements et tes pleurs ; mais qui considérera à quelle hauteur doivent aller ces commencements, et quelles magnifiques promesses y sont annexées, il s'estimera bienheureux de mener une telle vie. Car, par exemple, dans l'âge qui suit après, que je compare avec raison à une fleurissante jeunesse, à cause de sa vigoureuse et forte constitution, quelle paix et quelle tran- ([uillité y vois-je régner! Ici-bas, chrétiens, de quelle multitude de vain:î désirs l'âme des plus saints n'y est-elle point agitée ! Dieu y habite, je l'avoue; mais il n'y habite pas seul: il y a pour compagnons mille objets mortels que la convoitise ne cesse de leur présenter; parce que, ne pouvant [p. 31] séparer les justes de Dieu auquel ils s'attachent, [elle] tâche du moins de les en distraire et de les troubler. C'est pourquoi ils gémissent sans cesse, et s'écrient avec l'Apôtre : « Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps (") ? » Au lieu qu'à la vie paisible dont les saints jouissent au ciel, saint Augustin lui donne cette belle devise: Cupiditate extincta, charitate compléta ('^'), « la convoitise éteinte, la charité consommée. » Ces deux petits mots ont, à mon avis, un grand sens. Il me semble qu'il nous veut dire que l'âme, ayant déposé le fardeau du corps, sent une

,1. RoDi.^ \ii, 24. - l>. Episl. CLXXVii, n. 17.

merveilleuse conspiration de tous ses mouvements à la même fin : il n'y a plus que Dieu en elle, parce qu'elle est toute en Dieu ; et possédée uniquement de cet esprit de vie dont elle expérimente la présence, elle s'y laisse si doucement attirer, elle y jouit d'une paix si profonde, qu'à peine estelle capable de comprendre elle-même son propre bonheur: tant s'en faut que des mortels comme nous s'en puissent former quelque idée !

Ne semble-t-il pas, chrétiens, que ce serait un crime de souhaiter quelque chose de plus ? Et néanmoins vous savez qu'il y a un troisième [âge], où notre vie sera parfaite, parce que notre félicité sera achevée. Dans les deux premiers, Jésus-Christ éteint en ses saints le péché et la convoitise : enfm, dans ce dernier âge et du monde et du genre humain, après avoir abattu nos autres ennemis [p. 32 ) sous ses pieds, la mort domptée couronnera ses victoires. Comment cela se fera-t-il ? Si vous me le demandez en chrétiens, c'est-à-dire non point pour contenter une vaine curiosité, mais pour fortifier la fidélité de vos espérances, je vous l'exposerai par quelqVies maximes que je prends de saint Augustin : elles sont merveilleuses, car il les a tirées de saint Paul. Tout le changement qui arrive dans les saints, se fait par l'opération de l'Esprit de Dieu. Or saint Augustin nous a enseigné que cet Esprit a sa demeure dans l'âme, à cause qu'il est sa vie. Si donc il n'habite point dans le corps, comment est-ce qu'il le renouvelle ? Ce grand homme nous en va éclaircir par un beau principe. « Celui-là, dit-il, possède le tout, qui tient la partie dominante : » Tottoii possidct qui principale tenet : « En toi, poursuit-il, la partie qui est la plus noble, c'est-à-dire l'âme, c'est celle-là qui domine; > In te illud principatur quod meliits est ; et incontinent, il conclut : Tenens Deits quod melius est, id est aniruani tuani, profecto per melioreui possidet et inferioreni, quod est corpus tuum (") : Dieu tenant ce qu'il y a de meilleur, c'està-dire ton âme, par le moyen du meilleur il entre en possession du moindre, c'est-à-dire du corps. »

Ou'infércrons-nous de cette doctrine de saint Augustin '^.

a. Scrm. CLXI, n. 6.

La conséquence en est évidente: Dieu, habitant en nos âmes, a pris possession de nos corps ; par conséquent, ô mort, tu nv les lui [p. t,^] saurais enlever. Tu t'imagines qu'ils sont ta proie ; ce n'est qu'un dépôt que l'on consigne entre tes mains ; tôt ou tard Dieu rentrera dans son bien : « Il n'y a rien, dit le Fils de Dieu, qui soit si grand que mon Père ; ce qu'il tient en ses mains, personne ne le lui peut ravir, ni lui taire lâcher sa prise : » Paier meus quod dédit mihi majîis omnibus esê, et nemo potest rapere de manu Patris mci ("). Partant, ô abîmes, et vous, flammes dévorantes, et toi, terre, mère commune et sépulcre de tous les humains, vous rendrez ces corps que vous avez engloutis ; et plutôt le monde sera bouleversé, qu'un seul de nos cheveux périsse: parce que l'Esprit qui anime le Fils de Dieu, c'est le même qui nous anime. Il exercera donc en nous les mêmes opérations, et nous rendra conformes à lui. Car remarquez cette théoloo-ie. Comme le Fils de Dieu nous assure qu'il ne « fait rien que ce qu'il voit faire à son Père » (^), ainsi le Saint- Esprit qui reçoit du Fils, de meo accipiet (^), le regarde comme l'exemplaire de tous ses ouvrages. Toutes les personnes dans lesquelles il habite, il faut nécessairement qu'il les forme à sa ressemblance. C'est ce que dit l'Apôtre en ces mots: « Si vous avez en vous l'Esprit de celui qui a vivifié Jésus-Christ, il vivifiera vos corps mortels (^^). » Et de même que le germe que la nature a mis dans le grain de blé, se conservant parmi tant de changements et altérations différentes, produit en son temps un épi semblable à celui dont il est tiré, ainsi PEsprit de vie, qui de [p. 34] la plénitude de jÉsas est tombé sur nous, nous renouvellera peu à peu selon les diverses saisons ordonnées par la Providence, et enfin nous rendra au corps et en l'âme (') semblables à Notre-Seigneur, sans que la corruption ni la mort puissent empêcher sa vertu.

Et c'est (^) pourquoi saint Paul, considérant aujourd'hui

a.Joan.^ X, 29. — b. Ibid.^ V, 19. — c. Ibid.^ XVI, 14. — d. Rom.^ VIII, 11.

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